« Attendons désormais qu’Emmanuel Macron ose reconnaître un État kanak » : entretien avec Iabe Lapacas, secrétaire du mouvement kanak en France

Le 6 septembre dernier, le Journal officiel de la République française a publié les treize pages de l’accord de Bougival. Il a été signé au mois de juillet, sous la houlette de Manuel Valls, entre différents représentants des formations loyalistes et indépendantistes calédoniennes de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Et il entend définir l’avenir institutionnel de l’archipel océanien après la révolte populaire kanak de 2024.

Sauf que : le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), porte-voix historique du mouvement indépendantiste, « rejette formellement le projet d’accord de Bougival, en raison de son incompatibilité avec les fondements et acquis de notre lutte ». Au lendemain de la chute du gouvernement Bayrou, l’écrivain Joseph Andras s’entretient avec Iabe Lapacas, secrétaire du Mouvement kanak en France (MKF).

Le gouvernement Bayrou vient de tomber. Place à Sébastien Lecornu, bien connu des militants kanak. Comment recevez-vous ce changement ?

Iabe Lapacas

secrétaire du Mouvement kanak en France (MKF)

C’est un mauvais signal. Un très mauvais, même. Il est un personnage très décrié au pays, en Kanaky. Il est parvenu à faire l’unanimité contre lui dans le cadre du conflit social lié à l’exploitation de l’une des trois usines de nickel. Lecornu est un partisan du détricotage en règle de l’accord de Nouméa [lequel, en 1998, a encadré les transferts de compétences en Nouvelle-Calédonie par l’État français, N.D.L.R.].

On se souvient de son passage au ministère des Outre-mer de 2020 à 2022. On se souvient de sa poigne pour imposer la tenue de la troisième consultation référendaire en décembre 2021, contre l’avis du Front de libération nationale kanak et socialiste et le Sénat coutumier – du fait de la pandémie de Covid 19 en Kanaky.

Lecornu a un parcours de militant de droite : licencié de droit, commandant de peloton de Benalla et doué pour l’entremise. Il a tenté de mettre à mal l’héritage de Rocard, superviseur des accords de Matignon-Oudinot en 1988, et du Comité des signataires, prolongé dans l’accord de Nouméa. Comme l’a récemment rappelé Dominique Fochi, membre du bureau politique du FLNKS : le Front est alerte. Mais disponible à discuter.

Lecornu a gravi les échelons au sein du pouvoir macroniste et, comme le président Emmanuel Macron, il est à craindre qu’il ne pratique à nouveau la politique de la terre brûlée. Il va chercher à imposer par tous les moyens l’accord de Bougival, rendant ainsi caduc celui de Nouméa. Il discute avec les chefs du PS et il a l’écoute, pour ne pas dire l’amitié, de Marine Le Pen, qu’il a rencontrée plusieurs fois à l’ombre des caméras.

Tout ceci sans même parler du dernier déni démocratique en date. Personne n’a oublié le résultat des élections législatives de 2024, qui ont vu le Nouveau Front populaire l’emporter et Michel Barnier, des Républicains, être désigné Premier ministre au lieu de la gauche élue. C’est une absence générale, globale, de considération au plus haut sommet de l’État français. Tous les mots sont vidés de leur substance, toutes les institutions et tous les fondements juridiques de la société sont détournés. On pense à Aimé Césaire parlant de ces démocraties qui rusent avec leurs propres principes.

Manuel Valls est rentré de Kanaky fin août. Il y séjournait en sa qualité de ministre des Outre-mer. « [N] ous avons considérablement avancé », a-t-il déclaré au cours d’un point presse. Comment comprendre une telle déclaration alors que le FLNKS s’oppose à l’accord de Bougival ?

Valls fait son Trump : il est dans la post-vérité. Il détourne la réalité. Il ment ouvertement. Rien de ce qu’il déclare ne corrobore les faits. Revenons sur la signature de cet accord, en juillet dernier, dans les Yvelines. Qui était présent ? Les deux grandes familles politiques du pays, les indépendantistes et les non-indépendantistes. Parmi les premiers se trouvaient des délégués de l’UNI-Palika, de l’UPM et du FLNKS (Dynamique autochtone, RDO et Union calédonienne). Mais aucun de ces délégués du FLNKS ne disposait d’un mandat pour signer et négocier. Personne n’a été mandaté pour ça. Ils ont pourtant signé le projet d’accord. Et ont logiquement été désavoués par le bureau politique du FLNKS, par son président Christian Tein et par les militants.

Désavoués puis destitués de leurs mandats pour participer aux discussions avec l’État français. Rentrés au pays, ils sont donc revenus sur leur signature. Bougival, la ville de Rocard, a eu des airs de prise d’otages. Mais nous sommes habitués à ça : c’est une vieille tradition de l’État français. On somme les représentants des deux familles de signer un accord, et personne ne sort de la pièce avant ça. Valls voulait un papier signé à tout prix : il a eu Bougival, qui entrave la rétrocession des compétences régaliennes donc l’accès à la pleine souveraineté et marginalise le peuple kanak, pour le renvoyer au rang de simple communauté parmi d’autres.

Le FLNKS, faut-il le rappeler, est l’unique interlocuteur reconnu par les organisations internationales, par l’ONU et par l’État français. Nous sommes dans un processus de décolonisation. Il est question de sortir la Nouvelle-Calédonie de la tutelle française et d’accéder à la pleine souveraineté. De mettre un terme à la domination coloniale. Et Valls pourrait avaliser un accord sans le FLNKS ? C’est un non-sens historique.

Le 7 septembre dernier, il a justement publié une tribune dans le Monde. Il y écrit que le FLNKS d’aujourd’hui n’est plus celui des années 1980. Il met en avant ses divisions internes, à savoir la mise en retrait volontaire, fin 2024, du Palika et de l’UPM.

C’est habile de sa part. Le public français ignore bien sûr tout du détail de notre vie politique. Le FLNKS est un front composé de plusieurs partis et syndicats. Le plus ancien est l’Union calédonienne. Il a été fondé dans les années 1950 par des catholiques et des protestants. C’était une formation autonomiste, à la base. Elle a fait sa mue ensuite – notamment grâce à l’arrivée des plus jeunes, plus formés, plus révolutionnaires, plus politisés, dont Jean-Marie Tjibaou et Éloi Machoro.

Le Palika, lui, est né dans les années 1970 sur des bases socialistes, marxistes et robespierristes, bien sûr adaptées aux réalités du pays. Ses fondateurs, dont Élie Poigoune, avaient étudié la théorie marxiste et les sciences sociales en France. Il venait d’y avoir mai 1968. Il y avait la mobilisation du Larzac. Ils ont posé, une fois rentrés, la question de l’indépendance.

Le FLNKS est fondé en 1984 autour de ces deux grandes forces politiques – mais il comptait d’autres partis, ainsi qu’un syndicat : je simplifie à dessein pour les besoins de notre entretien. Jean-Marie Tjibaou le préside alors et la revendication indépendantiste s’organise autour du socialisme. Le FLNKS évoluera, se modifiera, nécessairement.

Et nous voici en 2024, en 2025 : il y a en effet une rupture avec deux de ses composantes actuelles. Le Palika défend Bougival, et l’UPM aussi. Valls, en faisant cette déclaration dans la presse française, veut essayer d’isoler, de marginaliser le FLNKS. Mais ces deux partis ne représentant pas l’ensemble du front. Lequel, on l’a compris, est bien plus vaste.

Sauf que personne, hors les Calédoniens, hors les connaisseurs du sujet, n’a la maîtrise de cette complexité. La manœuvre de Valls ne fonctionnera pas. Le Sénat coutumier, qui représente institutionnellement les autorités coutumières kanak, a aussitôt quitté les discussions avec l’État français. Donc ni le FLNKS ni notre Sénat ne suivent Valls. C’est tout de même significatif. Ça n’est qu’un accord qui se donne les apparences du juridique. Et l’État français en joue.

« On va se mettre au diapason du projet proposé par l’État, qui est celui d’une souveraineté avec la France », déclarait Charles Washetine, porte-parole du Palika, dès mai 2025.

J’aimerais introduire un autre paramètre : l’argument économique. Il a pesé lourd dans les discussions autour de Bougival, et notamment dans la signature du Palika. L’usine [de production de nickel, N.D.L.R.] du Nord a fermé l’année dernière. 1 200 salariés ont été licenciés, sans parler des sous-traitants. Et nous affrontons une crise sociale et économique sans précédent.

Elle n’est pas que le résultat de la révolte, de l’insurrection de 2024 : elle s’explique également par plus de trente ans de gouvernance loyaliste – les indépendantistes n’ont exercé la présidence du Congrès qu’entre 2019 et 2024. Charles Washetine fait ici référence au « conclave de Deva », proposé par Valls peu avant l’accord de Bougival : un projet qui n’a pas abouti car les non-indépendantistes ont quitté les discussions et pleurniché auprès du président Macron.

S’ensuit l’accord contesté de Bougival, qui veut établir une souveraineté dans la France et soumettre l’accession à l’indépendance de la Kanaky à un triple verrou politique compliqué à déverrouiller – voire à la reporter sine die en total détournement des règles, principes et recommandations de l’ONU et du droit international.

Le FLNKS maintient-il le dialogue avec le Palika et l’UPM ?

Il faudrait leur poser la question directement. Mais, comme toujours, la porte de la case est ouverte. Nous ne perdons jamais de vue les lois élémentaires de la sagesse : quand nous sommes divisés, les chances de victoires face à l’État français sont moindres. Les discussions, je l’espère, vont reprendre. Surtout quand resurgit Lecornu.

Vous avez parlé tout à l’heure de « révolte » et d’« insurrection » pour qualifier le soulèvement de 2024 en Kanaky. Les grands médias français ont largement préféré le mot « émeutes ». Qu’est-ce que ça nous dit ?

Ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre : les mots ont un sens et aucun n’est neutre. Que nous dit « émeute » ? C’est circonscrire la révolte d’un peuple océanien, riche d’une tradition millénaire, colonisé le 24 septembre 1853 par un empire occidental, à savoir la France, à de la délinquance.

Or nous avons assisté à une révolte. Elle n’a d’ailleurs pas été le fait exclusif de la population autochtone : des jeunes issus des victimes de l’Histoire [expression consacrée pour nommer les populations calédoniennes non autochtones, ndlr], des descendants de bagnards ou de colons libres, des enfants de la main-d’œuvre océanienne immigrée exploitée dans le cadre du nickel y ont également pris part.

Cette révolte s’inscrit dans une longue histoire de révoltes, celles qui ont commencé, au XIXe siècle, sous la direction de nos grands chefs. Celles des années 1980, à savoir « les évènements » – une quasi-guerre civile en réalité. La jeunesse s’est levée. La nouveauté, c’est qu’il s’agit cette fois d’une jeunesse urbaine.

À la différence des années 1980, la révolte s’est largement concentrée autour des grands centres urbains de la province Sud. Un Kanak sur deux est désormais urbain. Et la population kanak est jeune. Cette jeunesse a souvent été mise à la marge du développement du pays. Exclue. Ce sont des damnés du développement. La révolte a été la réponse à la violence institutionnelle ordinaire. Cette jeunesse a voulu signifier qu’elle existe et qu’elle revendique sa place au soleil, l’indépendance de Kanaky.

On se souvient du bilan de la répression : une dizaine de morts et plus de 2 500 interpellations. Plusieurs responsables kanak ont purgé leur peine en France – dont Christian Tein, que vous évoquiez, l’actuel président du FLNKS. Ces transferts forcés relèvent-ils d’une pratique coloniale ?

Absolument. Nous avons souvent connu ça. Autrefois, l’État procédait à des déportations au sein même de l’archipel. Des déplacements de clans, de familles entières. Des chefs ont été déportés dans des îles de l’Océanie ainsi que dans d’autres colonies de l’époque. Il faut bien avoir à l’esprit que nous ne sommes pas, aujourd’hui, en situation néocoloniale – comme c’est le cas en Afrique, par exemple – mais bel et bien coloniale. Une colonie, la Kanaky, qui continue d’exister au sein d’un processus de décolonisation.

Nous avons affaire à un renouvellement colonial, dans un autre contexte. La forme change mais l’esprit demeure le même : réprimer nos chefs politiques. Et traiter d’une certaine façon l’humain et le territoire. Depuis 2017, Emmanuel Macron mène une politique verticale, impériale, coloniale.

Dois-je rappeler que le réseau social TikTok a été interdit aux premiers temps de la révolte, pendant deux semaines ? Comme en Chine. Nous avons fait face à un véritable blocus et à la mise en place de check-points – visant notamment les enfants de la tribu de Saint-Louis et les quartiers populaires de Nouméa. Plus d’une dizaine de morts, oui, dont la majorité est du peuple autochtone : pour un peuple autochtone d’environ 110 000 personnes, c’est beaucoup.

Le grand mot d’ordre historique du FLNKS est « IKS » : indépendance kanak et socialiste. Que signifie, en 2025, le socialisme dans le combat anticolonial ?

Depuis les années 1980, nous assistons tous à l’expansion du modèle de développement capitaliste. Et à la percée, partout, de l’individualisme. Pour autant elles n’ont pas détruit les valeurs fondamentales du peuple kanak. Mais il évolue, évidemment. Comme le peuple français évolue.

Le socialisme, c’est le « S » du FLNKS : c’est un idéal, c’est combattre et lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Nous parlions des damnés et des exclus ; ce « S », c’est à eux, désormais, de lui redonner tout son sens.

Les Français ne connaissent pas, dans leur immense majorité, la conception du nationalisme kanak. Comme le fait que l’indépendance n’est pas théorisée autour d’une vision exclusiviste, raciale.

En effet. « Kanak » vient de « kanaka », un mot hawaïen qui signifie « homme de l’endroit ». Dans notre conception politique du nationalisme, de l’indépendance, telle que Pierre Declercq [figure de la lutte indépendantiste kanak d’origine européenne, assassinée en 1981, N.D.L.R.] l’a par exemple théorisée, être kanak signifie : appartenir au pays en devenir. Aucune communauté n’a à prendre le pas sur l’autre.

J’ai été heureux de voir, durant des manifestations, des jeunes arborer des pancartes disant « Je suis kanak d’origine polynésienne », « Je suis kanak d’origine européenne », etc. Ils symbolisaient là cette conception idéologique et politique.

Alors que « calédonien » est un terme entièrement colonial, qui renvoie à l’Écosse telle que désignée par l’empire romain. « Kanak », lui, est un terme océanien. Nous l’avons brandi comme le Black Power a brandi la self-determination. Ne plus dire que « calédonien » dit quelque chose. C’est un effacement lourd de sens.

Rappelons aussi que le peuple kanak a, par ses représentants, lors de l’accord de Nainville-les-Roches en 1983, partagé son droit inné et actif à l’autodétermination et à disposer de lui-même avec les descendants des populations non autochtones. Le peuple kanak est le seul peuple autochtone en lutte qui l’ait fait. Le nationalisme kanak est inclusif et non exclusif. Rien à voir, évidemment, avec celui de Le Pen et du RN.

Jean-Marie Tjibaou a écrit un article en 1988 qui avait pour titre « Serons-nous les derniers des Mohicans ? ». Lisons-en un bout, si vous le voulez bien. « L’opinion publique française est sensible aux massacres en Palestine à Gaza. Je vous demande de rappeler aux Français que chez eux, dans un pays du bout du monde qu’ils appellent la France, la situation est la même que dans les territoires occupés et que cette situation est de plus en plus tragique pour notre peuple. » La bande de Gaza est, à l’heure où nous parlons, sous le feu génocidaire. Comment résonne en vous cette déclaration vieille de près de quarante ans ?

Je me range derrière ce que le vieux a dit. Nous assistons en Palestine à un massacre, un génocide en cours. Quant à la Kanaky – toutes proportions gardées, ça va de soi –, nous faisons face à une grave crise politique, économique et sociale. Il faut voir ces deux pays comme deux points structurants. Ils attestent du fait que les puissances impérialistes sont toujours à l’œuvre.

Israël est appuyé par les États-Unis, les grandes puissances occidentales. La Palestine est un point structurant à portée mondiale ; la Kanaky est un point structurant à portée française. Kanaky est même le point structurant de la France. Mais l’État français a tout fait pour organiser l’amnésie collective, la répression et l’invisibilisation de la révolte kanak. Il espère faire oublier la situation coloniale du pays et des « outremers ».

Mais on a vu de plus en plus de jeunes Français briser cette amnésie durant les mobilisations en solidarité avec Gaza et, concomitamment, la révolte de 2024. Nous avons tous entendu : « Free Palestine ! Free Kanaky ! » La décolonisation de la Kanaky est l’axe central de la France. La décolonisation effective de la France passe par celle de la Kanaky. Il semblerait qu’Emmanuel Macron soit enfin prêt à reconnaître un État palestinien ; attendons maintenant qu’il ose reconnaître un État kanak.

Ce à quoi nous aspirons, c’est que la France parvienne à porter un regard apaisé sur son histoire coloniale. Et, donc, sur son héritage. La France n’a aucune raison d’avoir des frontières communes avec l’Océanie. Seuls de vieux intérêts économiques impérialistes expliquent sa présence actuelle chez nous. Nos vieux du bataillon du Pacifique se sont battus pour la libération de la France. Il est temps de tourner cette page.

Nous voulons le respect, la reconnaissance et l’indépendance de Kanaky. Le peuple français nous a soutenus – le peuple dans sa diversité et sa bonté. Ses paysans, ses ouvriers, ses étudiants et certains partis politiques, explicitement. Mais Mélenchon ? C’est un républicain viscéral formé par le PS. Il ne se prononce pas en faveur de l’indépendance immédiate. Le PS, pareillement. Le PCF, pareillement.

Que peut-on faire, nous les Français, depuis, disons, le cœur de l’empire, pour appuyer votre lutte ?

Je profite de votre question pour remercier à nouveau le peuple français. Et je vous dis : posez la question à vos élus, à vos parlementaires, à vos représentants de partis – « Êtes-vous pour ou contre l’indépendance de la Kanaky ? » Les Français seront fixés, ainsi. Ils doivent savoir si, oui ou non, leurs représentants, ceux qui parlent en leur nom, sont favorables à la décolonisation réelle.

Il va y avoir des élections municipales, législatives et présidentielles jusqu’en 2027 : posez la question. Ce sera un bon indicateur. Le vieux Machoro le disait bien : les humains sont égaux en parole, seuls les actes les différencient. Les Kanak en France organisent des mobilisations et des actions : venez.

Il y a également des cagnottes en ligne pour aider nos prisonniers politiques. Il y a encore un peu plus de 80 prisonniers kanak détenus sur le sol français hexagonal. Vous pouvez relayer l’information. Vous avez un poids. Un pouvoir. Vous pouvez lier les mobilisations franco-françaises – sociales, économiques – aux nôtres.

Le capitalisme nous veut divisés : unissons-nous, retrouvons-nous. Si l’accord de Bougival passe, ce sera en votre nom. Voulez-vous prolonger la colonisation ou nous aider à l’abolir ? Si vous, Français, ne voulez plus de la colonisation, dites-le et rejoignez-nous.

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