« Le pari de la confiance » : le sous-titre de l’accord historique signé le 12 juillet entre l’État et les représentants des forces politiques de Kanaky-Nouvelle-Calédonie (KNC) résonne comme un écho lointain d’un autre accord, celui de Matignon. Qualifié par Jean-Marie Tjibaou de « pari sur l’intelligence », il avait été signé en 1988, après quatre ans d’une guerre civile qui ne disait pas son nom.
La référence n’est bien entendu pas anodine, tant cet « accord de Bougival » – du nom de la ville des Yvelines où se sont tenues huit jours durant des négociations serrées – s’inscrit dans la continuité historique des deux autres grands accords, celui de Matignon donc, et surtout celui de Nouméa, en 1998. Ce dernier ouvrait le droit à la pleine souveraineté et à l’autodétermination pour le peuple kanak colonisé.
Une nationalité calédonienne, qui s’ajoutera à la française
Le point central de ce que les indépendantistes du Front de libération kanak et socialiste (FLNKS) appellent « accord de Kanaky », dont le titre officiel est « projet d’accord...