On s’inquiétait déjà pour cette coupe du Monde 2026 en raison du nombre de déplacements à effectuer pour les équipes engagées, mais ce n’était rien par rapport à ce que vient de déclarer Donald Trump lors d’un point presse dans le Bureau ovale, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Aux nombreux trajets en avion à travers les États-Unis, vers le Canada et le Mexique que devront faire les qualifiés, il pourrait s’ajouter bientôt l’incertitude de ne pas savoir où ils atterriront.
Le président des États-Unis se veut dorénavant être le grand ordonnateur de la Coupe du Monde, Calife à la place du Calife, le président de la FIFA, Gianni Infantino, pourtant l’un de ses grands fans et qui était à sa cérémonie d’investiture.
Ainsi, Donald Trump a menacé de changer les sites qu’il considère comme dangereux. Alors qu’il était interrogé sur les matchs du Mondial de l’an prochain devant se dérouler à Seattle (6 rencontres au Lumen Field) et San Francisco (6 au Levi’s Stadium), il a déclaré : « Ces villes sont dirigées par des extrémistes de gauche qui ne savent pas ce qu’ils font. Nous allons nous assurer que ces matches puissent se dérouler dans des conditions sûres. Si nous pensons qu’une ville pourrait être un tant soit peu dangereuse pour le déroulement de la Coupe du monde, nous déplacerons (le match) dans une autre ville. »
Une manière d’intensifier sa guerre contre les villes détenues par les démocrates et où l’insécurité et l’immigration seraient à l’origine de tous les maux de l’Amérique.
« J’aime l’odeur de la déportation »
À Los Angeles, des milliers de gardes nationaux et de Marines ont ainsi été déployés en juin dernier, puis à Washington depuis le 12 août. Mais Donald Trump ne semble plus vouloir s’arrêter en si mauvais chemin. Baltimore et Chicago – qui n’est pas une ville hôte du Mondial – devraient être les prochaines villes à voir la Garde Nationale débarquer en force.
En septembre dernier, il avait ainsi partagé sur les réseaux sociaux une image réalisée par l’IA de lui-même accroupi devant la skyline de Chicago avec le message suivant : « J’aime l’odeur de la déportation au petit matin. Chicago saura bientôt pourquoi cela s’appelle le département de la guerre. Chipocalypse Now. » Pas sûr que Francis Ford Coppola ait apprécié ce parallèle !
Donald Trump, s’invite au Mondial sans frapper : « Comme vous le savez probablement, après Washington, nous allons à Memphis et dans d’autres villes (en référence aux déploiements successifs de la Garde nationale). Très bientôt, nous irons à Chicago. Ce sera sûr pour la Coupe du monde. Si je pense que ce n’est pas sûr, nous déménagerons dans une autre ville. Nous ne permettrons pas que les matches se déroulent dans une situation dangereuse. Nous allons légèrement modifier les dates. Mais j’espère que tout se passera bien et que nous n’aurons pas à déplacer des matches. » a-t-il ajouté.
Voilà une sortie qui va embarrasser le président de la toute-puissante FIFA, mais qui ne devrait avoir aucune conséquence. À moins que… ? Bien qu’il se soit désigné comme chef du groupe de travail de la Maison-Blanche pour le Mondial, Donald Trump n’a pas l’autorité pour modifier les sites de compétition. À moins que, disions-nous, Gianni Infantino, qu’il qualifie comme un « grand ami », n’entre sur la pelouse ?
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