Mark Zuckerberg en sait bien plus sur vous que vous ne le pensez. Facebook, Instagram, WhatsApp… Toutes ces applications appartiennent à ce milliardaire, l’un des plus « puissants au monde, mais aussi l’un des plus inquiétants ». Dans cet épisode du « 21 h Médias », Julien Bellver décrypte les archives et interviewe des personnes qui le connaissent afin de décrypter ses intentions et de découvrir son vrai visage.
Comme des milliers d’internautes, Mark Zuckerberg aime se mettre en scène sur ses réseaux sociaux. Il se prête même au jeu des émissions intimes de la télévision où il présente sa compagne et ses filles, de chez lui. Le patron se met à nu pour cacher un scandale. Celui des données personnelles vendues à des grandes marques, mais aussi à des officines qui ciblent des électeurs pour pousser des messages.
Patron mascu et allié de Donald Trump
« À partir du moment où l’on concentre des données d’utilisateurs dans une entreprise qui souhaite faire du profit, évidemment que la finalité est celle de la propagande, de la censure et des fausses informations », souligne Ophélie Coelho, chercheuse en géopolitique du numérique.
Le patron de l’entreprise Meta délaisse son allure geek et son surnom de « génie de l’informatique » pour se construire une nouvelle image. Celle d’un homme fort qui bâtit un empire. Mais comme Néron, Mark Zuckerberg provoque des incendies : il supprime la vérification des faits sur ses réseaux sociaux, laisse circuler des contenus problématiques… L’Américain adopte la liberté d’expression à la manière de Donald Trump, qu’il ne se cache pas de soutenir.
Opportunisme ? Retour à sa véritable idéologie ? « Cet entremêlement entre politiques et grands patrons passe par des questions de financement de campagne par exemple », commente Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.
Zuckerberg est prêt à tout pour arriver à ses fins, quitte à abîmer nos démocraties. Dans sa fascisation rampante, il se tourne aussi vers le masculinisme. Comme les dieux romains qu’il adule, le chef d’entreprise a pour volonté de « recréer un nouveau monde », analyse Guillaume Grallet, journaliste au service tech du Point.
Une image d’archive le montre à l’antenne d’une émission d’extrême droite. Celui-ci explique que la culture d’entreprise doit se tourner vers une « énergie masculine » : « Je pense qu’une grande partie de notre société est devenue neutre. Avoir une culture qui célèbre un peu plus l’agressivité a ses propres mérites. » Effrayant.
Méfiez-vous de Zuckerberg, TMC et TF1 +, 21 h 10
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