Emmanuel Macron a appelé, jeudi 2 octobre, l’Europe à solidifier sa « politique d’entrave » de la flotte fantôme russe, alors qu’un pétrolier a été arrêté à proximité des côtes françaises. Une demande qui s’inscrit dans un moment de tension alimenté par le survol de l’espace européen par des drones. Invité le même jour à s’exprimer lors d’un forum à Sotchi, Vladimir Poutine a prévenu que « la riposte de la Russie ne se fera pas attendre ».
© Natalia KOLESNIKOVA / AFP
Emmanuel Macron appelle l’Europe dans son entièreté à franchir « un pas » dans ce qu’il considère être un conflit qui ne dit pas son nom avec la Russie. Le président de la République française a demandé, jeudi 2 octobre, à ses homologues d’accélérer « la politique d’entrave » de la flotte fantôme russe, qui permet à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.
L’un de ces navires clandestins, le Boracay, a été arraisonné samedi par la France, au large de Saint-Nazaire. Selon la marine française, ce dernier transportait « une importante cargaison de pétrole » en provenance de Russie et à destination de l’Inde.
« Cette opération, fondée sur l’article 110 de la convention ONU de Montego Bay, était motivée par les incohérences présentées par le pétrolier quant à sa nationalité, a annoncé le procureur de Brest (ouest). L’enquête réalisée par la Marine nationale a conclu à une absence de pavillon. »...
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