C’est un phénomène climatique inédit et dévastateur aux Philippines. Le typhon Kalmaegi frappe le pays depuis ce lundi 3 novembre, en particulier les villes de la province de Cebu, avec des vents violents et des pluies diluviennes.
400 000 personnes avaient été évacuées préventivement. Ce mercredi, un premier bilan faisait état de 76 morts dans la région de Cebu et 17 dans le reste du pays, portant le total à 93 victimes. 26 personnes sont toujours portées disparues.
Kalmaegi progresse actuellement vers l’ouest et les sites touristiques de la région de Palawan, soufflant des vents de 130 km/h, avec des pics à 180 km/h.
Une situation « sans précédent »
« Vers 4 ou 5 heures du matin, le flot des eaux était si fort qu’on ne pouvait pas faire un pas dehors (…) rien de tel n’était jamais arrivé. Les eaux étaient déchaînées », témoigne Reynaldo Vergara auprès de l’AFP, expliquant que le courant a tout emporté dans sa boutique.
De lundi à mercredi, des villes entières de la province de Cebu ont été inondées, les habitants grimpant sur les toits pour échapper aux eaux boueuses qui emportaient voitures, camions, et même d’énormes conteneurs de marchandises. En 24 heures, 183 millimètres de précipitations se sont abattus sur la zone autour de la ville de Cebu, bien au-dessus de la moyenne mensuelle de 131 millimètres, a souligné la météorologue Charmagne Varilla.
La gouverneure de la province, Pamela Baricuatro, a évoqué une situation « sans précédent ». « Nous nous attendions à ce que les vents soient dangereux, mais (…) l’eau est ce qui met véritablement notre population en danger », a-t-elle continué, qualifiant les inondations de « dévastatrices ».
Chaque année, une vingtaine de tempêtes ou typhons frappent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres du pays étant généralement les plus gravement touchées.
En comptant Kalmaegi, l’archipel d’Asie de l’Est a déjà atteint cette moyenne annuelle, a affirmé Charmagne Varilla. Et au moins « trois à cinq autres » de ces phénomènes pourraient survenir d’ici à décembre, a-t-elle prévenu.
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