Pour la première fois de son histoire, la cérémonie du Ballon d’or, organisée lundi 22 septembre, offrait tous les équivalents féminins des trophées masculins. Les résultats des deux catégories reines, la remise du prix éponyme à un joueur comme à une joueuse, seront de leur côté restés conformes aux attentes.
Côté masculin, Ousmane Dembélé a remporté le Ballon d’or. L’attaquant du Paris Saint-Germain (PSG) et de la France prend officiellement le dessus dans son duel l’opposant au Barcelonais Lamine Yamal. Côté féminin, Aitana Bonmatí a remporté son troisième trophée consécutif ; la meneuse de jeu du FC Barcelone et de l’Espagne rentre ainsi définitivement dans l’histoire du football mondial.
« Une année très enrichissante »
« Le titre individuel n’était pas un objectif personnel, a confié Ousmane Dembélé à l’Agence France-Presse, après son passage sur la scène du Théâtre du Châtelet, à Paris. C’est magnifique d’avoir un trophée comme ça. » Le joueur du PSG était favori avec ses 35 buts et ses 16 passes décisives toutes compétitions confondues, sa victoire finale en Ligue des champions mais aussi son influence dans le jeu de la meilleure équipe du continent. Il a d’ailleurs remporté « assez largement » le vote des cent journalistes qui composaient le jury, révèle le rédacteur en chef de France Football, Vincent Garcia.
Aitana Bonmatí marque, de son côté, l’histoire de sa catégorie comme de son sport. Seuls deux joueurs hommes ont réussi un triplé à l’occasion du Ballon d’or : Michel Platini (trois trophées de 1983 à 1985) et Lionel Messi (quatre trophées de 2009 à 2012). « Nous avons remporté trois titres avec le FC Barcelone, mais nous avons perdu les deux finales les plus importantes – la Ligue des champions avec le Barça et l’Euro féminin, exprime-t-elle. Cela a toutefois été une année très enrichissante, j’ai beaucoup appris. » Aitana Bonmatí a néanmoins été élue meilleure joueuse de l’Euro mais aussi de la Ligue des champions, avec 20 buts et 16 passes décisives toutes compétitions confondues.
Sa compatriote Mariona Caldentey, attaquante à Arsenal, avec qui elle a remporté la Ligue des champions, a terminé deuxième, devant l’Anglaise Alessia Russo. Côté masculin, le PSG s’est accaparé le classement final avec cinq joueurs dans le top 10 : Dembélé, Vitinha (3ᵉ), Achraf Hakimi (6ᵉ), Gianluigi Donnarumma (9ᵉ) et Nuno Mendes (10ᵉ). Et Khvicha Kvaratskhelia est 12ᵉ, Désiré Doué 14ᵉ, João Neves 19ᵉ, Fabián Ruiz 25ᵉ.
Outre le meilleur gardien à Gianluigi Donnarumma, aujourd’hui à Manchester City, Luis Enrique (PSG) a été sacré meilleur entraîneur. Le prix Raymond Kopa du meilleur jeune n’a en revanche pas échappé au Barcelonais Lamine Yamal, devant les Parisiens Désiré Doué et João Neves.
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