Annecy, un bol d’air et d’eau pure

Annecy est de ces villes qui figurent régulièrement dans les classements des lieux où il fait bon vivre en France. Coincée entre montagnes verdoyantes et eau émeraude, la « perle des Alpes » propose mille et une activités pour ses habitants comme pour les visiteurs, toutes tournées autour de son eau pure et délicate. Habités depuis l’Antiquité, les abords du lac connaissent une première poussée démographique avec l’arrivée des Romains, peu avant l’an zéro. Après avoir lentement abandonné les lieux après la chute de l’Empire romain, la population va finalement croître de nouveau au Moyen Âge, passant de la tutelle du comte de Genève à celle du comte de Savoie au XIVe siècle.

En réaction à la Réforme calviniste de 1536, de nombreux catholiques exilés vinrent s’installer à Annecy, faisant de la ville, grâce à son intense activité religieuse, la « Rome » des Alpes. Pour les amateurs de la période médiévale et du début de la Renaissance, plusieurs châteaux construits par la noblesse savoyarde sont encore en excellent état de conservation et se visitent toute l’année.

Il faut attendre 1860 pour que la ville soit finalement rattachée à la France par le traité de Turin. Signé en secret par Napoléon III, celui-ci stipulait, entre autres, l’annexion du territoire savoyard contre une aide à la Sardaigne pour l’unification de l’Italie pendant le Risorgimento. La visite de l’empereur et de l’impératrice, qui a suivi cette passation de pouvoir, fut à l’origine de l’actuelle Fête du lac, un immanquable de la saison estivale annécienne. Tous les ans, début août, un immense spectacle pyrotechnique prend place dans la baie d’Albigny où sont tirés de grands feux d’artifice.

Le Thiou, moteur de l’industrialisation

Cruciale dans l’essor préindustriel de la ville, l’eau du lac, notamment grâce au déversoir du Thiou, est mise à profit au XIXe et au début du XXe siècle. Essentielles au développement économique d’Annecy, les rives accueillent nombre d’ateliers, spécialisés dans le coton, le tissu, la forge, les moulins ou encore le papier. La papeterie Aussedat, la représentante la plus célèbre dans ce domaine, a été ouverte en 1806, avant de fermer en 2006. La manufacture d’Annecy emploie plusieurs milliers d’ouvriers au cours du XIXe siècle, dans les conditions de vie précaires propres au début de l’industrialisation.

Après la Première Guerre mondiale, Annecy va finalement se doter d’un savoir-faire dans la mécanique de précision, notamment sur les roulements à billes, toujours produits pour le secteur aéronautique de nos jours, à 5 kilomètres de la ville. S’il ne reste désormais que peu de traces du passé ouvrier d’une Venise alpine à l’image bourgeoise, la promenade du Thiou, longeant les 3,5 kilomètres de la rivière, permet d’apercevoir, entre deux paysages urbains pittoresques, quelques restes de cette période oubliée au profit de l’essor du tourisme.

Toujours plus de nature

Mais Annecy se savoure surtout pour son écrin naturel hors du commun. Le lac, encore lui, possède une eau extrêmement pure, fournissant par ailleurs les habitants de la ville. Avec sa couleur émeraude et sa transparence, difficile de résister à l’appel de la baignade sous un beau soleil d’été. Tout autour du lac, plusieurs plages sont aménagées dans les différentes communes.

Certaines d’entre elles sont payantes la journée pendant la saison estivale, il est donc nécessaire de bien se renseigner avant d’espérer y poser sa serviette. D’autres, comme la plage des Marquisats ou la grande plage de Talloires, au sud du lac, restent gratuites et bénéficient d’une surveillance par des maîtres nageurs. Un centre nautique est également situé dans le périmètre de cette dernière et propose de nombreuses activités comme du kayak, du paddle ou du catamaran.

Le meilleur moyen de se faire une idée de la richesse de l’environnement reste encore le tour du lac à vélo, une boucle de 36 kilomètres majoritairement sur voie verte. En longeant le bord de l’eau, le parcours oscille entre petits villages, nature et points de vue magnifiques. L’idéal est de le faire au départ d’Annecy, dans le sens des aiguilles d’une montre, pour éviter un dénivelé trop important pendant 1,5 kilomètre.

Pour les plus aguerris ou les heureux loueurs d’un vélo électrique, l’ascension du col de la Forclaz est un moment inoubliable tant le panorama est à couper un souffle déjà court. La redescente se fait ensuite tranquillement vers la ville, où de nombreux restaurants et lieux de loisirs attendent les courageux grimpeurs et les autres, pour des soirées aussi douces que le climat environnant.

La promenade du Thiou

Commune de départ : Annecy (Haute-Savoie). Type de balade : pédestre. Difficulté : facile. Durée : 45 minutes. Distance : 3,3 km.

  1. Le long de la plus petite rivière de France, profitez d’une balade urbaine discrètement habitée par les vestiges industriels du cœur artisanal et ouvrier de la ville, entre vannes mécaniques, ouverture des maisons sur l’eau et turbines hydroélectriques. Le tout en s’oxygénant à l’ombre des arbres
  2. Les jardins de l’Europe : achevé en 1864, ce magnifique parc est l’un des lieux privilégiés par les locaux pour flâner et prendre l’air au milieu de la ville. Il représente le point de départ de cette balade, en empruntant la passerelle dite « pont des amours » au-dessus du canal du Vassé.
  3. Le palais de l’Île : peut-être le monument le plus célèbre d’Annecy, cette maison fortifiée construite au XIIe siècle a longtemps servi de geôle.
  4. Parc de l’île de Saint-Joseph : avant d’être retransformé en parc, cette petite île abritait de nombreuses manufactures.
  5. Le Cercle de l’eau : un îlot sur lequel sont exposées l’une des turbines de l’usine électrique de Brassilly, symbole du patrimoine industriel de la ville, et une ancienne cheminée en brique.

 

Commune de départ : Annecy (Haute-Savoie). Type de balade : pédestre. Difficulté : facile. Durée : 45 minutes. Distance : 3,3 km.

  1. Le long de la plus petite rivière de France, profitez d’une balade urbaine discrètement habitée par les vestiges industriels du cœur artisanal et ouvrier de la ville, entre vannes mécaniques, ouverture des maisons sur l’eau et turbines hydroélectriques. Le tout en s’oxygénant à l’ombre des arbres
  2. Les jardins de l’Europe : achevé en 1864, ce magnifique parc est l’un des lieux privilégiés par les locaux pour flâner et prendre l’air au milieu de la ville. Il représente le point de départ de cette balade, en empruntant la passerelle dite « pont des amours » au-dessus du canal du Vassé.
  3. Le palais de l’Île : peut-être le monument le plus célèbre d’Annecy, cette maison fortifiée construite au XIIe siècle a longtemps servi de geôle.
  4. Parc de l’île de Saint-Joseph : avant d’être retransformé en parc, cette petite île abritait de nombreuses manufactures.
  5. Le Cercle de l’eau : un îlot sur lequel sont exposées l’une des turbines de l’usine électrique de Brassilly, symbole du patrimoine industriel de la ville, et une ancienne cheminée en brique.

 

Commune de départ : Annecy (Haute-Savoie). Type de balade : pédestre. Difficulté : facile. Durée : 45 minutes. Distance : 3,3 km.

  1. Le long de la plus petite rivière de France, profitez d’une balade urbaine discrètement habitée par les vestiges industriels du cœur artisanal et ouvrier de la ville, entre vannes mécaniques, ouverture des maisons sur l’eau et turbines hydroélectriques. Le tout en s’oxygénant à l’ombre des arbres
  2. Les jardins de l’Europe : achevé en 1864, ce magnifique parc est l’un des lieux privilégiés par les locaux pour flâner et prendre l’air au milieu de la ville. Il représente le point de départ de cette balade, en empruntant la passerelle dite « pont des amours » au-dessus du canal du Vassé.
  3. Le palais de l’Île : peut-être le monument le plus célèbre d’Annecy, cette maison fortifiée construite au XIIe siècle a longtemps servi de geôle.
  4. Parc de l’île de Saint-Joseph : avant d’être retransformé en parc, cette petite île abritait de nombreuses manufactures.
  5. Le Cercle de l’eau : un îlot sur lequel sont exposées l’une des turbines de l’usine électrique de Brassilly, symbole du patrimoine industriel de la ville, et une ancienne cheminée en brique.

 

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