Depuis l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024, l’armée israélienne a commis au Liban plus de 5 000 violations, entre bombardements et incursions militaires, notamment dans le sud du pays, et a tué 103 Libanais, selon l’ONU. Pourtant, ce lundi, c’est Benyamin Netanyahou qui a affirmé qu’il ferait « respecter » ce cessez-le-feu qu’il viole quasi quotidiennement : « Nous sommes déterminés à appliquer d’une poigne de fer les accords de cessez-le-feu existants contre ceux qui cherchent à nous détruire », a-t-il péroré devant les députés de la Knesset, citant le Liban.
Le jour même, l’aviation israélienne a multiplié les bombardements dans plusieurs régions du Liban, de la frontière orientale près de Baalbek jusqu’à celle avec Israël, dans la Bekaa et le Liban du Sud. L’armée avait déjà indiqué avoir mené, dimanche soir, deux attaques dans les localités de Houmine el-Faouqa et Souané, au cours desquelles deux combattants du Hezbollah ont été tués. Depuis le 23 octobre, les victimes des raids israéliens s’élèvent au nombre de 28 morts.
Le Hezbollah refuse de déposer les armes face aux agressions
Dans la nuit de lundi à mardi, ce sont plusieurs maisons qui ont été dynamitées par un commando israélien, à Aïtaroun. La municipalité a dénoncé « une atteinte flagrante à la sécurité des habitants » et appelé les autorités à prendre « des mesures fermes et dissuasives, à même d’assurer la protection des citoyens ». À Houla, située à une vingtaine de kilomètres plus au nord-est, plusieurs bâtiments ont été soufflés par des explosions revendiquées par l’armée israélienne, qui les a présentés comme « des infrastructures utilisées par le Hezbollah ».
Depuis plusieurs jours, Israël, qui maintient des troupes en territoire libanais, a également commencé la construction d’un mur en béton sur le territoire libanais, à un kilomètre de la frontière, le long de la « ligne bleue », face aux localités de Maroun al-Ras et Aïtaroun, selon une information de l’Orient-le Jour.
Dans le même temps, l’allié états-unien accroît également la pression sur le gouvernement libanais et le président Joseph Aoun, pour un désarmement total du Hezbollah, afin d’assurer la mise en place d’une zone tampon dans le Liban du Sud au bénéfice d’Israël. Pour l’administration Trump, il s’agit avant tout de vassaliser le Liban à son plan de remodelage de l’ensemble du Moyen-Orient. Mais, pour Naïm Kassem, le secrétaire général du mouvement chiite, il n’est pas question de déposer les armes tant qu’Israël n’a pas retiré ses troupes des territoires occupés dans le Liban du Sud et cessé les attaques et bombardements sur le pays.
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