Vichy : une rue rebaptisée «Samuel Paty» en présence des parents du professeur assassiné

Vichy : une rue rebaptisée «Samuel Paty» en présence des parents du professeur assassiné

L’émotion avait touché tout le pays après la mort de Samuel Paty le 16 octobre 2020 (photo d’illustration). PASCAL GUYOT / AFP

Les parents de l'enseignant assassiné en octobre 2020 par un islamiste radicalisé ont paru touchés par cet hommage, quelques instants après la lecture du poème «Liberté» de Paul Eluard par les élèves de l’école primaire locale.

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Moment d’émotion à Vichy (Allier) ce vendredi 20 septembre. Les parents de Samuel Paty, l'enseignant décapité le vendredi 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), ont participé à une courte cérémonie pour baptiser une rue au nom de leur fils. Elle a commencé par la lecture du poème «Liberté» de Paul Eluard par les élèves de l'école Sévigné et Lafaye, comme l’avance France Bleu Auvergne. Puis Bernadette et Jean Paty ont révélé la plaque. La maman n’a pu contenir son émotion et a été enlacée par son mari. 

La rue choisie par les autorités locales portait le nom de «rue Neuve», et n’avait pas de nom historique qui aurait pu compliquer sa débaptisation. Sa localisation n’est pas anodine : elle donne accès à l'école primaire Sévigné et Lafaye, la plus grande école publique de Vichy, à quelques encablures du centre-ville. Les parents de Samuel Paty, eux, avaient déjà participé à l’inauguration d’une salle polyvalente au nom de leur fils à Lizières (Creuse) la semaine dernière, selon la radio locale auvergnate.

L'assassinat de Samuel Paty, intervenu sur fond de menace terroriste élevée, avait suscité un immense émoi en France et à l'étranger. Le 16 octobre 2020, l'enseignant en histoire-géographie de 47 ans avait été poignardé puis décapité près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par un réfugié russe d'origine tchétchène. Cet islamiste radicalisé de 18 ans avait été tué dans la foulée par la police. Il reprochait au professeur d'avoir montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression.