Au cœur de la Bourgogne, les vestiges d’une époque où les marchandises transitaient par voie fluviale. Avec ses 112 km d'une route d'eau reliant la Saône à la Loire, le canal du Centre, aujourd'hui touristique, est le décor choisi par la famille Blondel pour une semaine de vacances au fil de l'eau. Premier défi pour le capitaine et son équipage : sortir du port un bateau de 15 mètres. Mais le canal est étroit et les pontons sont piégeux. Malgré un petit accroc, ils peuvent repartir sous les premières lueurs du soleil. "La sortie du port n’a pas forcément été évidente, parce que je n’avais pas encore de prise en main sur le bateau. Mais depuis, on est relativement sereins", explique le père, Xavier Blondel.
Un répit de courte durée. Nouveau test pour Xavier, Clémence et leurs trois enfants : tout au long du canal, de nombreux pêcheurs qu’il faut éviter. Alors, le marin d’eau douce laisse la barre à son moussaillon. À 16 ans, Bastien se rêve déjà sur un chalutier. Car le reste de l'année, il est étudiant en CAP maritime. Vitesse de croisière : 8 km/h. Le temps peut enfin s'arrêter.
Halte à la basilique romane de Paray-le-Monial
Sur les berges, les indices d'une gloire économique passée. Au XXe siècle, une quarantaine de manufactures fabriquaient toutes sortes de produits en terre cuite. Un héritage précieux pour les habitants de ce que l’on appelle "la Vallée de la céramique". Placée juste au bord du canal du Centre, la briqueterie avait un lien direct avec les péniches de marchandises. Comme la villa Perrusson, située quelques kilomètres plus loin. Un emblème du savoir-faire local. Les tuiles, briques émaillées et autres céramiques s’exportaient elles aussi par voie fluviale, notamment grâce au pont-canal de Digoin (Saône-et-Loire), permettant un lien par les eaux entre la façade méditerranéenne et atlantique. 243 mètres d’une prouesse technique impensable lors de sa construction en 1838.
Après plusieurs heures à naviguer sur le canal et quelques passages d’écluses, une pause s'impose pour la famille Blondel. Ils décident de jeter l'ancre à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), surnommée "la cité du Sacré-Cœur", célèbre pour sa basilique romane. Construite au XIIe siècle, la basilique est aujourd'hui un passage essentiel pour les pèlerins comme les vacanciers. Fin de visite, il est déjà l’heure de repartir et de larguer les amarres. Un dernier passage par-dessus la Loire, le voyage au fil de l'eau est loin d'être terminé.
Retrouvez l’intégralité de ce reportage dans la vidéo ci-dessus