Les deux hommes interpellés samedi 25 septembre pour le cambriolage du musée du Louvre ont « partiellement reconnu les faits », a indiqué mercredi la procureure de Paris, Laure Beccuau, lors d’une conférence de presse.
« Ils sont actuellement en cours de présentation devant les magistrats » en vue de « leur mise en examen pour les infractions de vol en bande organisée, faisant encourir la peine de 15 ans de réclusion criminelle », et pour « association de malfaiteurs », faisant encourir la peine de 10 ans en prison, a-t-elle précisé. Ils seront ensuite présentés devant un juge des libertés et de la détention : leur placement en détention provisoire a été requis par le parquet, a-t-elle ajouté.
La procureure a par ailleurs affirmé contre la rumeur qui circule dans certains médias que « rien ne permet » de parler de complicité au sein du musée. Mais que « la possibilité » d’un groupe beaucoup plus large que quatre malfaiteurs n’était pas exclue.
Les bijoux n’ont toujours pas été retrouvés
« Les bijoux ne sont pas encore en notre possession. Je veux garder l’espoir qu’ils seront retrouvés et pourront être rendus au musée du Louvre et plus largement à la nation », a-t-elle dit. « Ces joyaux sont dorénavant bien évidemment invendables. Pour rappel, (…) quiconque les achèterait se rendrait coupable à son tour de recel de ce crime », a-t-elle souligné, avant de lancer : « il est encore temps de les restituer ».
Elle a par ailleurs indiqué qu’il sera « délicat » de restaurer la couronne d’Eugénie que les malfaiteurs ont laissée tomber dans leur fuite. L’enquête confiée à la brigade anticriminalité se poursuit. Ce casse spectaculaire du Louvre, qui fait le tour du monde est porteur d’une vive polémique autour de la sécurité du musée.
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