Éric Delbecque: «Les groupes islamistes veulent montrer qu’ils peuvent frapper n’importe où et n’importe quand»

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«Le drame de Moscou nous démontre que le Kremlin n’aurait pas dû prendre à la légère les avertissements des Américains lorsqu’ils ont alerté sur la possibilité d’un tel acte en Russie», analyse Éric Delbecque. STRINGER/AFP

ENTRETIEN - Après l’attentat de Moscou, l’expert en sécurité intérieure analyse la situation européenne en matière de terrorisme islamiste. Selon lui, nous sommes aujourd’hui débordés par les acteurs de radicalisation qui conditionnent les esprits au basculement dans la violence. À la faveur d’une menace permanente.

Éric Delbecque est expert en sécurité intérieure. Ancien directeur de la sûreté de Charlie Hebdo après l’attentat de 2015, il est l’auteur des Silencieux. Ne nous trompons pas, les salafistes menacent la République (Plon, 2020).


LE FIGARO. - L’attaque survenue dans une salle de concert de Moscou vendredi 22 mars a fait au moins 133 morts, selon un dernier bilan des autorités. Celle-ci a été revendiquée par le groupe djihadiste État islamique (EI). La Russie était-elle une cible particulière pour l’État islamique? Comment expliquer que ce pays ait été frappé?

Éric DELBECQUE. - D’abord, attendons que suffisamment d’informations nous permettent d’interpréter cette tragédie. Observons en revanche que l’État islamique exploite des opportunités pour agir. La vraie question est d’abord celle-là, me semble-t-il: quelles étaient les fenêtres d’action, notamment opérationnelles, qui facilitaient la commission d’un tel acte? Pour le reste, il est bien clair que les islamistes en général n’ont jamais…

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