Sur la dette, "François Bayrou dit au niveau national ce qu'il n'applique pas pour la ville de Pau", tacle un conseiller municipal d'opposition

"François Bayrou dit au niveau national ce qu'il n'applique pas pour la ville de Pau", déclare lundi 1er septembre à France Inter le conseiller municipal d'opposition Jérôme Marbot. Le Premier ministre et maire de Pau jouera sa survie comme chef du gouvernement lors du vote de confiance qu'il a sollicité, le 8 septembre. Il continue de répéter qu'il faut faire 44 milliards d'euros d'économies dans le budget de l'Etat pour faire baisser la dette.

Or, cette supplique aux Français pour faire des économies fait grincer des dents le socialiste Jérôme Marbot qui critique la gestion de la ville que François Bayrou dirige depuis 2014. Alors que la dette a quasiment doublé (108 contre 60 millions) depuis l'arrivée à la mairie de François Bayrou, rappelle France Inter, Jérôme Marbot dénonce "des investissements d'image, surdimensionnés". Il parle par exemple "des halles de Pau qui auraient pu être rénovées pour moitié moins cher".

"La dette, c'est une addiction"

Le premier adjoint, Jean-Louis Pérès, répond à France Inter que les finances sont tenues et que les investissements réalisés étaient indispensables, "parce qu'il y avait eu sous-investissement de la part de nos prédécesseurs et que la ville déclinait, la population diminuait et qu'il fallait mettre en place des équipements structurants et attractifs".

La dette de la ville de Pau a légèrement baissé entre 2023 et 2024 et le premier adjoint affirme que cela va continuer. "Je n'y crois pas, la dette c'est une addiction", grince l'élu d'opposition socialiste Jérôme Marbot.