Assiste-t-on, avec l’assassinat de Medhi Kessaci, à une bascule dans la prise de conscience de l’emprise du narcotrafic dans notre société ?
Oui, plus personne ne peut désormais ignorer cette réalité. La bascule a néanmoins démarré le 14 mai 2024, date de la remise de notre rapport sénatorial sur le sujet et de l’évasion du trafiquant Mohamed Amra. Entre-temps, la presse locale a rapporté une litanie de faits graves entre les crimes, les saisies ou encore la corruption. Tout vient corroborer le constat de notre rapport : nous faisons face à un tsunami de la drogue.
Il est inquiétant à plusieurs titres : la place des jeunes dans les organisations criminelles, l’angle mort du numérique, la hausse du phénomène corruptif, l’extension territoriale du crime, la déstabilisation des institutions… Il ne faut pas oublier les...