« Pour le bien de tous, priorité aux pauvres » : telle était la devise qui avait porté au pouvoir, en 2018, le leader de la gauche mexicaine, Andrés Manuel Lopez Obrador (Amlo). Simple promesse de campagne ? Sept ans plus tard, les chiffres, confirmés par l’ONU, l’OCDE et la Banque mondiale, sont sans appel : l’Institut national des statistiques estime que le nombre de Mexicains en situation de pauvreté est passé de 51,9 millions en 2018 (41,9 % de la population) à 38,5 millions en 2024 (29,5 % de la population), soit une diminution de 13,4 millions.
Une baisse historique – la plus importante de ces trente dernières années – célébrée par l’actuelle présidente, Claudia Sheinbaum. La continuatrice du projet politique commencé par Amlo n’a pas manqué de rappeler que ce résultat était le fruit d’un changement de modèle économique qui a « tourné le dos au néolibéralisme » tout en misant sur la hausse des salaires, de nouveaux droits pour les travailleurs, les programmes sociaux et la création d’emplois. Une formule gagnante qui n’effraie pas les investissements étrangers : ceux-ci ont presque doublé depuis 2017.
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