Captain America aurait combattu aux côtés des soldats pendant la Première Guerre mondiale. Du moins dans la version française, Gabriel Ferraud (Louis Peres), héros de la minisérie les Sentinelles, inspirée de la bande dessinée éponyme. Fortement blessé par les troupes ennemies, il devient le cobaye de l’armée française.
Les scientifiques lui injectent un étrange sérum. Ses capacités physiques sont décuplées. Gabriel Ferraud se voit alors intégrer les rangs des Sentinelles, une unité d’élite composée de soldats comme lui, loin de l’image habituelle que l’on se fait des poilus. Le tout dans un univers steampunk aux couleurs jaunies, où l’histoire se mêle à la science-fiction, avec un brin d’espionnage dans les bas-fonds de Paris. La série est une réussite sur tous les plans : aussi bien scénaristique que visuel.
Des héroïnes au premier plan
Si Gabriel est sur le terrain, sa compagne n’en sait rien. L’armée l’a déclaré mort. Mais Irène (Olivia Ross) refuse d’y croire et se lance à sa recherche. Elle utilise son métier de correctrice dans le quotidien où elle travaille pour voler des laissez-passer aux journalistes afin de le retrouver. Son rédacteur en chef (l’excellent second rôle Stephan Wojtowicz), au courant, lui propose alors de devenir enquêtrice-rédactrice afin de révéler les coulisses de la guerre et les secrets du gouvernement.
Contrairement à la BD, les femmes détiennent ici des rôles clés. Gisèle (Nastya Golubeva Carax), par exemple, qui n’existe pas dans la BD, est un personnage doté de pouvoirs surnaturels lui permettant de contrôler les esprits. Un rôle déterminant pour transmettre des informations confidentielles. Ou encore Marthe (Pauline Étienne), une scientifique tourmentée.
Dans la course à l’armement, les pays en guerre sont prêts à tout pour remporter la victoire, y compris à développer les armes les plus terribles – la réalité n’est pas loin –, mais Marthe refuse de mettre la science au service de la mort.
Les Sentinelles, lundi 21h ou à la demande, Canal Plus
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