Pour les sociétés de journalistes, le nouveau schéma national des violences urbaines menace la liberté d’informer

Le 31 juillet dernier la préfecture de police et le ministère de l’Intérieur ont publié un « schéma national des violences urbaines » présenté comme un guide pratique à l’usage des policiers pour répondre « à toutes les situations de violences urbaines, jusqu’aux émeutes insurrectionnelles ». Une phrase cachée dans un paragraphe consacré au « cadre juridique des violences urbaines » nous inquiète particulièrement : Il y est précisé que « la prise en compte du statut des journalistes telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre, ne trouve pas à s’appliquer dans un
contexte de violences urbaines ».

Alors que le travail des journalistes dans la couverture des mouvements sociaux et de manifestations sous toutes leurs formes est déjà de plus en plus difficile, y compris parfois du fait des forces de l’ordre, cette phrase grave dans le marbre la possibilité pour les policiers d’entraver le travail de la presse, en remettant en cause la protection dont doivent profiter les journalistes.

Quatre ans après avoir tenté d’empêcher les journalistes de filmer le travail des policiers via un article de la loi dite de sécurité globale, cette nouvelle menace sur la liberté d’informer est inadmissible. À quelques jours d’un mouvement social dont on ignore encore l’ampleur, nous, sociétés des journalistes, demandons à la préfecture de police et au ministère de l’Intérieur de revenir sur cette formule et de garantir expressément et sans ambiguïté la liberté de circulation et d’information des journalistes, y compris dans des contextes de violences urbaines ».

Les signataires

La SDJ de l’AFP, La SDJ d’Arrêt sur images, La SDJ d’Arte, La SDJ de BFMTV, La SDJ de BFM Business,
La SDJ de Capital, La SDJ de Challenges, La SDJ des Echos, La SDJ du Figaro, La SDJ de France 3
Rédaction Nationale, La SDJ de France 24, La SDJ de France Télévisions Rédaction Nationale, La SDJ de
franceinfo numérique, La SDJ de franceinfo TV, La société des Personnels de l’Humanité, La SDJ de
l’Informé, La SDJ de Konbini, La SDR de La Vie, La SDJ de LCI, La Société des rédacteurs du Monde, La
Société des journalistes et du personnel de Libération, La SDJ de Mediapart, La SDJ du Parisien –
Aujourd’hui en France, La SDJ de Premières Lignes TV, La SDJ de Public Sénat, La SDJ de Radio France,
La SDJ de Radio France Internationale, La SDJ de Sept à Huit, La SDJ de TF1, La SDJ de TV5MONDE, La
SDJ de Télérama

La SDJ de l’AFP, La SDJ d’Arrêt sur images, La SDJ d’Arte, La SDJ de BFMTV, La SDJ de BFM Business,
La SDJ de Capital, La SDJ de Challenges, La SDJ des Echos, La SDJ du Figaro, La SDJ de France 3
Rédaction Nationale, La SDJ de France 24, La SDJ de France Télévisions Rédaction Nationale, La SDJ de
franceinfo numérique, La SDJ de franceinfo TV, La société des Personnels de l’Humanité, La SDJ de
l’Informé, La SDJ de Konbini, La SDR de La Vie, La SDJ de LCI, La Société des rédacteurs du Monde, La
Société des journalistes et du personnel de Libération, La SDJ de Mediapart, La SDJ du Parisien –
Aujourd’hui en France, La SDJ de Premières Lignes TV, La SDJ de Public Sénat, La SDJ de Radio France,
La SDJ de Radio France Internationale, La SDJ de Sept à Huit, La SDJ de TF1, La SDJ de TV5MONDE, La
SDJ de Télérama

La SDJ de l’AFP, La SDJ d’Arrêt sur images, La SDJ d’Arte, La SDJ de BFMTV, La SDJ de BFM Business,
La SDJ de Capital, La SDJ de Challenges, La SDJ des Echos, La SDJ du Figaro, La SDJ de France 3
Rédaction Nationale, La SDJ de France 24, La SDJ de France Télévisions Rédaction Nationale, La SDJ de
franceinfo numérique, La SDJ de franceinfo TV, La société des Personnels de l’Humanité, La SDJ de
l’Informé, La SDJ de Konbini, La SDR de La Vie, La SDJ de LCI, La Société des rédacteurs du Monde, La
Société des journalistes et du personnel de Libération, La SDJ de Mediapart, La SDJ du Parisien –
Aujourd’hui en France, La SDJ de Premières Lignes TV, La SDJ de Public Sénat, La SDJ de Radio France,
La SDJ de Radio France Internationale, La SDJ de Sept à Huit, La SDJ de TF1, La SDJ de TV5MONDE, La
SDJ de Télérama

Avant de partir, une dernière chose…

Contrairement à 90% des médias français aujourd’hui, l’Humanité ne dépend ni de grands groupes ni de milliardaires. Cela signifie que :

  • nous vous apportons des informations impartiales, sans compromis. Mais aussi que
  • nous n’avons pas les moyens financiers dont bénéficient les autres médias.

L’information indépendante et de qualité a un coût. Payez-le.
Je veux en savoir plus