La campagne express de qualifications pour le Mondial 2026 se termine par une victoire anecdotique. Déjà qualifiée pour la grande messe américaine de l'été prochain, l'équipe de France a logiquement dominé l'Azerbaïdjan (3-1), dimanche 16 novembre, à Bakou. La très large revue d'effectif souhaitée par Didier Deschamps, qui a changé ses onze joueurs titulaires par rapport à la victoire contre l'Ukraine jeudi (4-0), n'a pas empêché les Bleus d'assumer leur statut d'immenses favoris.
Tout n'a pas été parfait, loin de là. Le sélectionneur, lui-même, a admis que son équipe avait effectué une "entame de match catastrophique" au micro de TF1 à la mi-temps. Le but encaissé après seulement trois minutes de jeu par Renat Dadashov, passé devant Lucas Hernandez sur un centre venant de la gauche, n'était pas dans ses plans, ni dans ceux de Lucas Chevalier, qui fêtait sa toute première sélection dans les buts de l'équipe de France.
Le manque d'automatismes de son équipe de départ inédite, aliée à l'absence d'enjeu sportif et à un voyage en avion de plus de 4 000 kilomètres peuvent expliquer ce mauvais départ, qui a été assez rapidement effacé. Jean-Philippe Mateta n'a pas attendu très longtemps pour aller chercher l'égalisation d'un coup de tête smashé sur un centre bien dosé de Malo Gusto (17e). Les Bleus ont repris le jeu à leur compte et ont inscrit deux buts de plus avant la mi-temps pour se mettre à l'abri.
Mateta et Akliouche buteurs
Il aura toutefois fallu passer par deux fausses joies, avec des buts refusés par la VAR à cause de mains de Christopher Nkunku (24e) et Hugo Ekitike (41e). C'est le Monégasque Maghnes Akliouche qui a donné l'avantage, servi au deuxième poteau par une remise de Malo Gusto, à nouveau décisif (30e). Khéphren Thuram a poussé pour le break sur un corner transformé en partie de billard, mais le but du 3-1 a été attribué en contre-son-camp au gardien azerbaïdjanais Shakhruddin Magomedaliyev (45e). Son tir du genou ne semblait pas cadré avant que la main du portier ne le dévie vers le but.
Un faux-rythme s'est installé en deuxième période. Même si la possession de balle est restée majoritairement tricolore, personne n'en a vraiment profité pour marquer des points, qu'il s'agisse des titulaires ou des entrants, Rayan Cherki, Florian Thauvin et Bradley Barcola. Le score est resté figé à 3-1 et c'est sur cette dernière impression que les Bleus bouclent leur année 2025. Il ne leur reste plus qu'un seul rassemblement avant la liste pour le Mondial, au mois de mars 2026, face à des adversaires pas encore officialisés.