Sébastien Lecornu se veut rassurant concernant l’élaboration d’un budget 2026, malgré le contexte politique plus qu’instable. « J’ai de bonnes raisons de vous dire, qu’avec l’ensemble des formations politiques consultées, il y a une volonté d’avoir un budget pour la France d’ici le 31 décembre », a-t-il affirmé. « Cette volonté crée une convergence qui éloigne les perspectives de dissolution », a-t-il assuré, optant pour une tentative d’apaisement.
Le premier ministre démissionnaire n’a pas mentionné la brûlante question de l’abrogation de la réforme des retraites, alors même qu’Élisabeth Borne, locataire de Matignon au moment de sa divulgation, a évoqué une possible suspension de la réforme.
À peine constitué, après deux longues et laborieuses semaines, le gouvernement a automatiquement été détricoté suite à la démission de Sébastien Lecornu. Qu’en serait-il de leurs indemnités ministérielles ? « Il est évident que les ministres qui auront été ministres pendant quelques heures n’y auront pas le droit », a déclaré le locataire de Matignon, qui a donc « décidé de (les) suspendre ».
« Je recevrai l’ensemble des forces de la gauche républicaine (dans la matinée) pour voir quelles sont les concessions qu’elles demandent et qu’elles sont prêtes à faire », a-t-il assuré, alors qu’il remettra ce soir à Emmanuel Macron, les résultats de ses négociations avec les différentes forces politiques.
« La réduction de notre déficit » est aussi, selon lui, fondamentale « pour la crédibilité de la France à l’étranger ». Sébastien Lecornu vise ainsi toujours un passage « en dessous de 5 % du déficit ».
Le premier ministre démissionnaire est aussi revenu sur le cas de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, en rappelant que « des textes importants sont à prendre dans les jours à venir ». Ces textes sont bloqués par la situation politique de la France, alors que leur présentation à l’Assemblée nationale et du Sénat ne peut être enclenchée. « Heureusement que le Ve République repose sur la présidence », a-t-il affirmé, lorsque est venu le moment d’aborder le rôle géopolitique de la France sur la scène internationale, de la guerre en Ukraine au génocide du peuple palestinien.