La Fifa "ne peut résoudre les problèmes géopolitiques", répond son président Gianni Infantino face aux appels à suspendre la fédération israélienne

Les appels à suspendre la fédération israélienne de football s'accumulent, mais la Fifa s'abstient d'y répondre clairement. Évoquant "la situation en cours à Gaza" en ouverture de la réunion à huis clos du conseil de l'instance, jeudi 2 octobre, son président Gianni Infantino a estimé que "le pouvoir du football" était de "réunir les gens dans un monde divisé" en offrant "un message de paix et d'unité", selon un communiqué de l'organisation.

Selon le dirigeant italo-suisse, la Fifa "ne peut résoudre les problèmes géopolitiques, mais elle peut et doit promouvoir le football à travers le monde en exploitant ses valeurs unificatrices, éducatives, culturelles et humanitaires". Le communiqué de l'instance ne mentionne ni Israël ni sa fédération, alors que trois experts indépendants de l'ONU, ainsi que les membres du Groupe de travail sur les entreprises et les droits de l'homme, ont demandé, la semaine dernière à la Fifa comme à l'UEFA de suspendre Israël, faisant valoir le "génocide" à Gaza et estimant que "les instances sportives ne doivent pas fermer les yeux sur les graves violations des droits humains".

Vendredi dernier, la patronne de la fédération norvégienne de football Lise Klaveness – dont la sélection masculine accueillera Israël en éliminatoires du Mondial le 11 octobre – a expliqué œuvrer "pour qu'Israël soit sanctionné". "Personnellement, je pense que si la Russie est exclue, Israël devrait aussi être exclu", a-t-elle indiqué dans un podcast norvégien. Quelques jours après l'invasion de l'Ukraine en février 2022, UEFA et Fifa avaient de concert exclu la sélection et les clubs russes des compétitions internationales, une sanction qui est toujours en vigueur.