Le baroud d’honneur des agriculteurs de la Coordination rurale sur les Champs-Élysées ne devrait rien y changer. Après des mois de bras de fer, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, plus la Bolivie) devrait être signé ce vendredi 9 janvier à l’occasion de la réunion des représentants des 27 pays de l’UE, avant une ratification officielle prévue lundi 12 janvier.
En discussion depuis vingt-cinq ans, ce traité vise à éliminer plus de 90 % des droits de douane entre les deux ensembles, avec pour objectif, selon l’analyse de la Commission européenne, un gain en points de croissance de 0,1 % pour l’UE et de 0,3 % pour le Mercosur.
Souvent résumé par l’expression « viande contre voiture » , il devrait faciliter l’exportation de produits agricoles sud-américains d’un côté, de biens industriels et de service européens de l’autre. Première agriculture de l’Union européenne, la France a maintenu jusqu’au dernier moment son opposition, non sans ambiguïté.
Face à la colère des agriculteurs et à des partis politiques presque unanimement hostiles et après avoir laissé la commission négocier sur le principe d’un accord de libre-échange qu’il a qualifié de « stratégiquement bon », Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi que la France votera « contre », invoquant un « rejet politique unanime ». La ratification de l’accord n’est pas « la fin de l’histoire », a ajouté le président français.
Une réponse à la guerre tarifaire américaine
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