Fermeture du site d'Orange à Marseille : "Nous mettrons en place un dispositif de sécurité plus important pour la reprise des salariés", affirme la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône

À Marseille, après la fermeture temporaire vendredi dernier du site de l'opérateur télécom Orange de Saint-Mauront à la suite de tensions dans ce quartier sensible, la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, Corinne Simon, assure mercredi 3 décembre sur France Inter : "Nous mettrons en place un dispositif de sécurité encore un peu plus important pour la reprise des salariés". "Il est véritablement important que les salariés puissent reprendre sur ce site, il faut montrer à ces délinquants qu'on leur fait face, qu'on tient tête à ces réseaux criminels, mon rôle c'est de permettre à ces salariés de reprendre le travail en toute sécurité", insiste-t-elle.

"Nous avons immédiatement dès la semaine dernière renforcé les rondes et les patrouilles, je me rendrai moi-même pour voir le directeur régional d'Orange le 10 décembre prochain", rappelle la préfète de police. Pendant la période de fermeture du site, jusqu'à la mi-décembre, les quelque 1 000 salariés sont invités à télétravailler ou à se rendre sur d'autres sites Orange.

"La décision de fermeture ne m'appartient pas, c'est une décision d'Orange, maintenant je peux comprendre la crainte, la peur des salariés", mais "une psychose a pu se mettre en place", estime-t-elle. La préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône indique avoir "fait visionner toutes les caméras" et "nous n'avons retrouvé ni arme, ni calibre, ni douille, ni personne blessée. Les hôpitaux n'ont pas accueilli de personnes blessées dans cet horaire-là", pour attester cette montée de tensions dans le quartier.