La sentence est tombée. Alors que Nathalie Elimas, ex-secrétaire d’État MoDem, était jugée au début du mois d’avril 2025 pour « harcèlement moral au travail », cette dernière a été condamnée, ce lundi 16 juin, à 10 mois de prison avec sursis.
Celle qui est aujourd’hui conseillère régionale en Île-de-France s’était défendue en affirmant qu’on « voulait (sa) tête ». « Cette procédure est née d’une machination, c’est un récit à charge basé sur des ressentis transformés en vérités officielles », avait déclaré Nathalie Elimas dans sa déclaration introductive devant le tribunal.
Mais pour la procureure, la thèse de la « machination » invoquée par l’ancienne secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire entre 2020 et 2022 n’était « pas du tout crédible ». « Il y a plus facile pour se débarrasser d’un ministre que d’instrumentaliser des collaborateurs », a-t-elle fait remarquer dans son réquisitoire.
Un climat « paranoïaque »
« Les plus hautes fonctions de l’État ne sont pas un blanc-seing pour malmener ses équipes », avait sermonné la procureure de la République, expliquant que celle qui est aujourd’hui conseillère régionale en Île-de-France avait « franchi la ligne entre la normale acceptable » dans un cabinet ministériel soumis à des pressions constantes.
Alors que les trois collaboratrices, toutes parties civiles, avaient témoigné à la barre, l’une des trois personnes avait dénoncé un climat « paranoïaque » qui régnait au sein du cabinet Elimas. Pauline (le prénom a été modifié) avait notamment assuré que Nathalie Elimas était « persuadée que tout le monde était contre elle ». L’ex-conseillère en communication avait également souligné les contradictions de celle qui était sa supérieure : « Elle voulait de la visibilité, mais elle pouvait annuler une interview 30 minutes avant », « paniquée » à l’idée de se faire piéger. Et de poursuivre : « Tout cela retombait sur moi ».
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