Travail d’enfants, exploitation d’ouvriers ouïghours, trafic d’êtres humains… Decathlon, champion des pratiques indignes selon une enquête de Disclose

Derrière l’image populaire, innovante et made in France de Decathlon se cacheraient des pratiques « d’esclavage moderne ». C’est en tout cas la conclusion du média d’investigation Disclose. Pendant un an, le journaliste a épluché des dizaines de documents confidentiels, et a recueilli de nombreux témoignages qui dépeignent un portrait bien sombre de la multinationale appartenant à la famille Mulliez. « Notre investigation met au jour les graves conséquences humaines et écologiques de la stratégie « low cost » de Decathlon », explique le média indépendant.

« Usines clandestines » et adolescents payés sous le salaire minimum

Salaires misérables au Bangladesh, travail d’enfants et trafic d’êtres humains en Chine : les principaux fournisseurs de Decathlon, notamment en Asie, usent de pratiques « indignes » par impératif économique et pour peser dans l’industrie de la fast-fashion internationale. Au Bangladesh, le groupe travaille avec des fournisseurs « présentés comme ”ultra low cost”, qui emploient des adolescent·es, pouvant être légalement rémunéré·es sous le salaire minimum », révèle par exemple Disclose.

Des images exhumées par le média d’investigation montrent également des ouvrières sans masques ni gants manipuler des produits toxiques. Le journaliste raconte l’existence « d’usines clandestines », soumises à aucuns contrôles quant aux droits des travailleurs ou à la sûreté des bâtiments.

Si ce premier volet de l’enquête s’intéresse particulièrement aux conditions de travail des ouvriers des usines du Bangladesh, deux autres épisodes sont prévus. Le deuxième, publié jeudi 6 février en partenariat avec Cash Investigation, révèle que l’un des principaux partenaires de Décathlon en Chine a recours au travail forcé des Ouïghours.

Le troisième et dernier volet de l’investigation, publié samedi 8 février, s’intéresse au cuir utilisé dans les chaussures Quechua. Les usines qui les assemblent au Vietnam utilisent des peaux de bovins en provenance du Brésil, « au risque de contribuer à l’éradication des forêts primaires dans le pays », estime Disclose.

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