"La liberté, c'est d'être soi, même quand ça dérange", proclame Brigitte Bardot en exergue d'un livre intitulé Mon BBcédaire, en librairie mercredi 30 septembre, dans lequel elle donne son avis sur le monde.
Mon BBcédaire, qui "a été entièrement rédigé à la main", est présenté par l'éditeur Fayard comme "une immersion dans la personnalité d'une femme qui a marqué son époque par son indépendance, son engagement et son audace".
Du A d'abandon au Z de zoo, Brigitte Bardot, 91 ans, écrit quelques lignes, de son écriture ronde, sur des mots choisis et des noms de lieux ou de personnalités qu'elle a connus.
Elle proclame ainsi son amour pour Jean-Paul Belmondo, "type formidable, acteur génial, rigolo et courageux" mais juge qu'Alain Delon "porte en lui le meilleur et le pire" et que Marcello Mastroianni était, bien que "charmant", "un bon acteur sans génie ni véritable personnalité inoubliable".
E comme érotisme
Dans l'érotisme, la comédienne révélée par le film Et Dieu... créa la femme voit des "jeux d'amour où tout est permis avec imagination, perversité trouble et coquinerie amoureuse".
Évoquant Saint-Tropez, où elle a acheté une maison, La Madrague, Brigitte Bardot regrette que ce "si joli petit village de pêcheurs" ait laissé place à "une ville de milliardaires où on ne reconnait plus rien de ce qui en faisait le charme".
Propos très politiques
La militante pour la cause animale juge également que la France est "devenue terne, triste, soumise, malade, abîmée, ravagée, ordinaire, vulgaire...". La droite est le "seul remède urgentissime à l'agonie de la France", ajoute celle qui a revendiqué sa proximité avec Marine Le Pen (RN).
Le livre de Brigitte Bardot est édité chez Fayard, du goupe Hachette Livre, passé dans le giron du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré. A la tête des éditions Fayard depuis juin 2024, Lise Boëll y a attiré des auteurs comme le président du Rassemblement national Jordan Bardella, l'ancien eurodéputé souverainiste Philippe de Villiers, le député Éric Ciotti ou l'essayiste d'extrême droite Alain de Benoist.