Festival d'Angoulême : "Ce festival est en train de mourir", déplore la dessinatrice Florence Cestac - AGENCE Radio France

Le Festival Angoulême "est en train de mourir", déplore la dessinatrice Florence Cestac, sur France Inter mardi 11 novembre. Elle fait partie des 22 lauréats du Grand Prix d'Angoulême à avoir écrit une tribune parue lundi dans le journal L'Humanité, pour appeler à un changement rapide et profond dans la gestion du festival.

Les appels au boycott et les critiques des grands noms de la bande dessinée se multiplient depuis l'annonce de la reconduction de la structure, 9eArt+, comme organisateur de l'évènement. "On aimerait que les gens de 9eArt+ quittent la direction de ce festival", confirme Florence Cestac. "Ce sont eux qui gèrent tout, plus personne n'a son mot à dire, ils ont pris toute la place", résume la dessinatrice. Elle assure que "les auteurs, les éditeurs… personne n'est content de la gestion de ce festival, donc, il y a un moment où il faut que ça s'arrête", lance-t-elle.

"Il ne se passe plus rien de culturel"

Florence Cestac, lauréate du Grand Prix en 2000, regrette ce festival "où on aimait aller, où on se retrouvait tous" pour ce qui était "un lieu de rencontre", avec "des débats, des masterclass", raconte-t-elle. Aujourd'hui, tout a changé selon la dessinatrice : "On n'a plus envie d'y aller parce qu'on vous colle derrière une table, on dédicace, on mange, on se couche et voilà. Il ne se passe plus rien de culturel. Même les expos qui étaient extraordinaires à Angoulême, il y en a de moins en moins et c'est vraiment la foire à la dédicace, point barre".