le plus gros accord d’investissement direct étranger de l’histoire de l’Égypte», s’est félicité le premier ministre, Mostafa Madbouly. AMR ALFIKY/REUTERS
Le Caire vient de signer un énorme accord d’investissement avec les Émirats arabes unis pour construire une cité balnéaire de luxe.
Le Caire
Il y a encore une poignée de semaines, le café populaire de Rami* foisonnait d’une clientèle d’un genre nouveau. Derrière son comptoir, le patron au regard vert perçant achetait alors euros et dollars en grande quantité à des taux très avantageux pour les vendeurs. «Aujourd’hui, c’est devenu presque impossible, la police fait des descentes, ils sont partout», glisse-t-il en installant sa terrasse dans l’une des rares rues piétonnes du centre-ville du Caire. Comme de nombreux commerçants égyptiens, Rami a profité de l’envolée du prix des devises étrangères sur le marché noir pour diversifier son activité. À son pic, début février, l’euro s’échangeait à plus de 70 livres égyptiennes, contre à peine 34 sur le marché officiel. Une aubaine pour le tenancier. «La vie est dure, il faut bien s’adapter», lâche-t-il avec un sourire malicieux.
L’inflation galopante, environ 35 %, et la dépréciation de la monnaie nationale, qui a perdu la moitié de sa valeur en un an, poussent de plus en plus…