Annemarie Jacir, réalisatrice de « Palestine 36 » : « les Britanniques filmaient tous leurs crimes »

L’existence de Palestine 36 tient presque du miracle. La cinéaste palestinienne Annemarie Jacir s’était donné les moyens de tourner son quatrième long métrage dans son pays. La mise en scène d’une fiction autour de la première révolte palestinienne sous mandat britannique a nécessité une longue préparation avec la restauration d’un village, la construction de véhicules militaires, la culture de terres pour recréer un paysage agricole.

Une semaine avant la date de tournage, le 7 octobre a mis le projet à l’arrêt. Les tentatives de retour sur le plateau initial ont échoué, empêchées par l’armée et les colons, nécessitant la délocalisation du tournage en Jordanie. Malgré les obstacles, Annemarie Jacir a réussi à boucler son film à Jérusalem. Dans cette œuvre hybride qui mêle la petite et la grande histoire, des images d’archives colorisées à la fiction, la cinéaste remet la Palestine au centre.

Ce film raconte l’histoire d’un soulèvement. Comment...