Toulon-Munster : Domon et Dréan décisifs, Albornoz inconstant, la fébrilité inquiétante du RCT... Les tops et les flops

TOPS

Seule la victoire est belle

Que ce fut compliqué et poussif... Mais l’essentiel est là pour le RCT : il s’est imposé ce dimanche face au Munster (27-25). Une première mi-temps indigente, avant un réveil au retour des vestiaires, mais des frayeurs jusqu’au bout. Montagnes russes à Mayol. Ce succès sans le bonus offensif semble rédhibitoire pour décrocher la première place de la poule 2, la semaine prochaine, à Gloucester. Les Varois occupent la troisième place de leur poule (9 points) derrière Bath (11) et Édimbourg (10), qui s’affrontent vendredi prochain. L’histoire retiendra quand même que Toulon a pris sa revanche sur le Munster, qui s’était imposé dans le Var lors de sa dernière visite (18-29, le 13 janvier 2024).

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Dréan et Domont ont fait front

L’une des rares satisfactions de ce match. Alors que leur équipe était bousculée et cruellement en panne d’inspiration, Gaël Dréan et Marius Domon n’ont pas démérité. Apportant de la vitesse et un peu de tranchant dans une attaque toulonnaise bien terne. Dréan s’est notamment mis en évidence sur un retour défensif où il a pu faire parler sa pointe de vitesse en prenant le meilleur sur Nash (22e). Et de faire parler toute sa vista en marquant après un superbe petit par-dessus pour lui-même (47e). Décisif et impressionnant à l’approche du Tournoi des six nations. Domont, de son côté, a déverrouillé la partie en marquant, juste avant la pause, bien servi par Sinzelle (39e). Et il a inscrit la pénalité de la gagne dans les derniers instants de la partie. La jeunesse varoise a été à la hauteur de l’événement.

Le gros caractère du Munster

Le «fighting spirit» irlandais n’est pas une vue de l’esprit quand on parle du Munster. La franchise basée à Cork et à Limerick l’a encore montré ce dimanche à Mayol. Durs au mal, combatifs et accrocheurs, les Munstermen ont posé de (très) gros soucis aux Toulonnais, bousculés d’entrée et incapables de déployer leur jeu, à part au retour des vestiaires. Mais les Irlandais ont fait preuve d’une grosse force de caractère en poussant les Rouge et Noir dans leurs derniers retranchements. Marquant deux essais, coup sur coup, par O’Donoghue (67e) et Farrell (71e) qui ont fait basculer leur équipe en tête à 10 minutes du terme. Le Munster ne propose pas le jeu flamboyant de son rival du Leinster mais, dans le combat, il ne s’échappe jamais.

FLOPS

L’évidente fébrilité du RCT

Un premier acte à oublier... Ou presque. Pour leur troisième match de Champions Cup, les Toulonnais ont - comme face aux Anglais de Bath finalement battus 45-34 - fait preuve d’une grande fébrilité. Peu d’actions de grande envergure, un jeu stérile et prévisible et, plus grave, des fautes de main à la pelle. Les joueurs de Pierre Mignoni ont été inhibés face aux Munstermen, solides à défaut d’être géniaux. Avant de se réveiller au retour des vestiaires pour faire la différence en marquant par White et Dréan. Mais les joueurs de Mignoni n’ont jamais été à l’abri, avec ces essais de O’Donoghue (67e) et Farrell (71e). Mayol s’est fait de grosses frayeurs...

Albornoz, première titularisation discrète

Arrivé mi-décembre au RCT en provenance de Trévise, Tomas Albornoz honorait ce dimanche sa première titularisation avec son nouveau club, après avoir été remplaçant contre Perpignan en Top 14. L’ouvreur argentin aux 21 sélections a été en difficulté, comme l’ensemble de son équipe, lors de la première mi-temps poussive du RCT. À cause d’un plaquage sans ballon, il permet à Crowley d’ouvrir le score (17e). Après avoir subi un plaquage à la tête de la part de O’Donoghue, il a dû quitter la pelouse de Mayol, avant de faire son retour 10 minutes plus tard. Quelques fulgurances (73 m parcourus, 3 défenseurs) mais un manque de constance, notamment en défense (2 plaquages, 4 ratés). En fin de match, il a manqué l’essai du bonus offensif, se faisant coffrer dans l’en-but. Frustrant. Le Puma - lié avec le club varois jusqu’en 2030 - devra se montrer plus inspiré.