Depuis dimanche 21 décembre, Montpellier et ses environs sont sous les eaux. L’Hérault était placé en vigilance rouge par Météo-France depuis lundi pour des crues exceptionnelles qui ont fait déborder le Lez, alors que l’équivalent de deux mois de précipitations s’est abattu sur le département en quelques jours.
Ce mardi 23 décembre à 8 h 30, près de 3 000 foyers étaient privés d’électricité dans l’Hérault, selon Enedis, dont 820 à Montpellier et 620 à Palavas-les-Flots. Les coupures « concernent principalement les zones directement touchées par les inondations ou alimentées par des ouvrages situés en zone inondable », précise Enedis. Plusieurs installations électriques « sont actuellement sous l’eau, ce qui rend les interventions impossibles tant que la décrue n’est pas amorcée ».
Une situation « exceptionnelle »
« Le pic de crue a été atteint à Agde hier soir », a indiqué Sylvain Chave, directeur ingénierie de Predict Services, filiale de Météo France. Par ailleurs, « la décrue est déjà bien amorcée sur l’amont du fleuve de l’Hérault », a déclaré mardi la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, lors d’un point presse où elle a également confirmé qu’il n’y avait « pas de victimes à déplorer ».
« Le fleuve Hérault s’est stabilisé à des hauteurs » très importantes, « au-dessus de 3,4 – 3,5 mètres », a précisé Sylvain Chave, « et a amorcé une légère décrue qui devrait se poursuivre dans la journée et au cours de prochains jours ». Selon lui, cette hauteur n’avait pas été atteinte depuis 1994.
À Montpellier, certains quartiers ont été inondés. Lundi, plusieurs usagers n’ont pas pu emprunter leurs voitures, de peur d’un accident. « Je voulais aller au travail, mais là, je pense que c’est un peu trop dangereux, donc je vais rentrer chez moi et laisser ma voiture là. Je vais y aller à pied. Je suis déjà trempé de toute façon », confie l’un d’entre eux.
Même son de cloche à Palavas-les-Flots, où 90 personnes ont été évacuées et prises en charge par la mairie dans un centre d’accueil. « Il y avait, tellement d’eau qu’on ne pouvait même plus marcher. Les lits étaient trempés. On a appelé les pompiers et on a commencé à sortir de l’eau jusqu’aux genoux », relate Mathieu Lepage, Palavasien évacué.
Bien que la décrue soit en cours et que la pluie se soit calmée, le maire d’Agde Sébastien Frey a appelé à la prudence. « Il continue de pleuvoir sur le département et nous ne sommes pas à l’abri qu’il y ait un deuxième pic dans les prochaines heures ou prochains jours. », a-t-il précisé.
La Terre de nos batailles
La justice climatique, c’est notre bataille. Celle qui relie luttes environnementales et sociales pour contrer un système capitaliste faisant ventre de tout. Du vivant, de la planète, de notre humanité.
Il n’y a pas de fatalité.
- Nous démasquons les manipulations des lobbies.
- Nous battons en brèche les dénis climatiques mortifères.
- Nous mettons en valeur les initiatives visant à réduire les inégalités environnementales et les fractures sociales.
Soutenez-nous.
Je veux en savoir plus