De retour un mois après son dernier match, Victor Wembanyama a été déterminant samedi 13 décembre lors de la victoire de prestige des Spurs de San Antonio sur l'Oklahoma City Thunder 111-109 pour se qualifier en finale de la Coupe NBA à Las Vegas. Les Spurs affronteront mardi 16 décembre les Knicks de New York, tombeurs de l'Orlando Magic 132-120 plus tôt dans la journée, une première occasion de trophée collectif pour Wembanyama (21 ans) au cœur de sa troisième saison NBA.
Dans une T-Mobile Arena plutôt assoupie en ce samedi après-midi, un grondement s'est fait entendre en début de deuxième quart-temps, pour l'entrée en jeu de Victor Wembanyama sur qui tous les yeux étaient braqués, malgré la présence du MVP Shai Gilgeous-Alexander.
"Travail phénoménal"
Privé de terrain depuis 12 matches à cause d'une blessure au mollet gauche, Wembanyama a dû se contenter d'un statut de remplaçant et de 20 minutes de jeu, acte de prudence de sa franchise. "C'était incroyable. J'ai vu mes coéquipiers devenir meilleurs lors des 12 derniers matches, réussir de belles choses. Je voulais juste en faire partie, je suis heureux que ça continue quand je reviens, de faire partie de cette équipe qui évolue vers un basket à l'éthique la plus pure", a-t-il salué.
"Wemby" a profité à fond de chaque seconde sur le parquet, a beaucoup chambré ses adversaires - "j'étais une boule d'énergie" -, a bandé les muscles après une faute adverse, tout en affichant un niveau spectaculaire, avec 22 points (9 rebonds, 2 passes, 2 contres) dont 15 dans le dernier quart-temps. "Il a fait un travail phénoménal pour avoir un impact sur le match sans trop forcer au scoring, mais avec agressivité, il a joué sans complexe et sans relâche", a salué son entraîneur Mitch Johnson.
Après un premier quart-temps très maladroit de San Antonio sans lui (31-20 pour OKC, 2 sur 14 de loin pour les Spurs), Wembanyama a d'abord apporté lors de son entrée son envie, une claquette, un rebond défensif, un rebond offensif et une passe décisive en quelques secondes seulement. "Il a eu une énorme influence sur le match, des deux côtés du terrain, il a protégé le cercle, puis a pris son rythme offensivement. Ils ont aussi réussi à bien jouer sans lui", a souligné le coach du Thunder Mark Daigneault.
Oklahoma City, champion NBA et qui restait sur 16 succès de suite, aura l'occasion de prendre sa revanche sur les Texans, désormais 4es à l'Ouest (18-7) lors de deux matches du fin de mois, notamment le 25 décembre dédié aux affiches prestigieuses.