NBA : "J'ai longtemps rongé mon frein mais c'est fini" : la fièvre du retour au jeu pour Victor Wembanyama à Las Vegas

Impatient après un mois à regarder son équipe "depuis le canapé", Victor Wembanyama se sent "prêt" pour son retour, samedi 13 décembre, en demi-finale de la Coupe NBA à Las Vegas, un match couperet dont la pression lui semble "naturelle". Débardeur et pantalon de survêtement noirs, manchon gris au bras droit, Wembanyama, la tête perchée à 2,24 m qui dépasse au milieu de la mêlée, mène le cri collectif de la fin d'entraînement des San Antonio Spurs, vendredi 12 décembre, dans la T-Mobile Arena de la cité du Nevada.

Samedi, les Texans affrontent le redoutable Thunder d'Oklahoma City en demi-finale de la Coupe NBA. Sauf mésaventure de dernière minute, Wembanyama fera son retour à la compétition après un mois d'arrêt (12 matches) pour une blessure au mollet gauche, après avoir déjà manqué la fin de saison dernière pour une thrombose veineuse.

"Je me sens bien et je suis prêt", a assuré le Français âgé de 21 ans lors d'une conférence de presse débutée avec 8 minutes de retard, exception d'une journée réglée au millimètre, privilège d'une superstar revenue en sueur d'un exercice cardio.

"J'ai rongé mon frein"

Devant une quarantaine de journalistes, "Wemby" a expliqué à quel point il avait été dur de regarder le dernier mois "depuis le canapé", malgré une blessure qui n'avait occasionné "quasiment aucune douleur""C'était dur de voir l'équipe en déplacement, vivre des choses, grandir. J'ai longtemps rongé mon frein mais c'est fini", a-t-il souri.

Le Français a fait "confiance" à l'équipe médicale des Spurs, réputé pour sa prudence, avouant qu'il serait "revenu plus tôt" si la décision avait été seulement entre ses mains. "J'ai fait confiance mais je suis le blessé le plus attentif du monde. Je veux voir toutes les imageries, toutes les analyses, je veux m'assurer qu'il n'y ait aucune négligence", a-t-il à moitié plaisanté.

Temps de jeu limité

Son retour sera surveillé, puisque son temps sera limité samedi malgré son envie brûlante, a expliqué son entraîneur Mitch Johnson, qui s'attend à "de la fatigue" chez son joyau français. "On veut des joueurs à l'esprit compétitif qui ont faim de matchs, mais c'est aussi notre boulot, au niveau médical, de l'organisation du staff, de jouer aux méchants", si les circonstances l'exigent, a ajouté le successeur de Gregg Popovich.

Samedi, le défi sera immense face au Thunder, invaincu depuis 16 matches et à la tête d'un bilan record depuis le début de saison (24 succès - 1 défaite). Mais les Spurs ont "surpassé les attentes" depuis la reprise, a lancé le joueur des Spurs, De'Aaron Fox, avec une 5e place à l'Ouest (17-7). "On a réussi à bien jouer sans lui (Wembanyama), mais son retour va nous apporter offensivement et défensivement, on veut qu'il reste lui-même", a ajouté le meneur All-Star.

Le retour du Français face à Oklahoma City s'annonce brutal, même si le format de match couperet lui semble "naturel". "J'en ai connu beaucoup avec l'équipe nationale, chez les jeunes, en Championnat de France. Je me fais confiance, mon inconscient m'a prouvé avec les années que je n'avais pas besoin de trop penser aux finales ou aux demi-finales", a développé le médaillé d'argent des Jeux olympiques de Paris.