Le président du groupe de BTP Cheval, Jean-Pierre Cheval, évalue mardi 28 octobre sur ICI Drôme Ardèche (ex-France Bleu) entre "cinq à six millions d’euros" le montant des dommages matériels causés par l’incendie qui a détruit cinq engins de chantier dans la nuit de dimanche à lundi, à la carrière des Barris à Saint-Marcel-lès-Valence, dans la Drôme. L'entreprise a été frappée quelques minutes avant l’incendie de plusieurs mètres de câbles de signalisation dans le secteur de Valence, un acte de vandalisme qui a paralysé le trafic des trains toute la journée de lundi sur la LGV Sud-Est.
"Les dégâts sont considérables puisque c'est un préjudice matériel important, les installations ont été détruites par l'incendie, du matériel aussi à proximité, cinq engins", détaille Jean-Pierre Cheval. "Les départs de feu étaient distincts et distants, l’acte criminel va être reconnu, c’est regrettable", poursuit le chef d’entreprise. "On est à proximité du sinistre qu'a subi la voie TGV, donc je pense que ce sont les mêmes agissements malheureusement. C'est inadmissible, c'est incompréhensible", regrette Jean-Pierre Cheval.
"L'usine a été totalement détruite"
Pour le patron drômois, cette attaque a aussi provoqué un véritable choc humain. "On peut parler de cinq à six millions d’euros de dommages matériels, mais j’ai surtout envie de parler du choc moral profond subi par les équipes", ajoute-t-il. La dizaine de salariés qui travaillent sur le site "ont perdu leur outil de travail, […] on va voir si on peut préserver leur emploi, peut-être qu'il y aura recours au chômage partiel", avance Jean-Pierre Cheval. Selon lui, la carrière des Barris ne pourra pas reprendre une activité normale avant "plusieurs mois". "L'usine qui a été totalement détruite doit être reconstruite" et il faudra "au moins six mois avant de pouvoir produire à nouveau des matériaux", prévient-il.