Sébastien Lecornu s'inquiète pour la Sécu. Le Premier ministre a demandé dans un courrier daté du 2 décembre au directeur de la Sécurité sociale, Pierre Pribile, de lui transmettre "l'ensemble" des scénarios des "conséquences" opérationnelles, juridiques ou financières, liées "à un retard ou un défaut d'adoption" du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, dont l'adoption s'annonce périlleuse, selon ce courrier transmis à franceinfo jeudi 4 décembre par Matignon.
Le gouvernement envisageait jusqu'ici 29 à 30 milliards d'euros de déficit pour la Sécu en cas d'absence de budget. Actuellement examiné en deuxième lecture, l'adoption de ce texte s'annonce périlleuse, à commencer par son volet recettes. Le Premier ministre, qui refuse d'employer le 49.3 pour faciliter son adoption, a annulé plusieurs rendez-vous jeudi pour y consacrer sa journée.
Dans ce document transmis à la presse jeudi par Matignon, Sébastien Lecornu demande aussi de lui "préciser l'ensemble des mesures conservatoires qui seraient éventuellement mobilisables par le gouvernement, à défaut d'un tel texte, afin d'organiser la continuité du remboursement" aux acteurs de la santé et aux assurés. C'est-à-dire les remboursements "aux professionnels de santé et aux établissements de santé et médico-sociaux des soins qu'ils délivrent, ainsi que la poursuite du versement par les autres caisses de sécurité sociale des prestations en nature ou espèce dues aux assurés".