Carla Bruni, Giulia... Comment s’organisent les visites de la famille de Nicolas Sarkozy en prison ?

Carla Bruni, Giulia... Comment s’organisent les visites de la famille de Nicolas Sarkozy en prison ?

Carla Bruni et Nicolas Sarkozy mardi 21 octobre 2025 à Paris. Pierre Suu / Getty Images

Incarcéré à la prison de la Santé, dans le 14e arrondissement de Paris, Nicolas Sarkozy a déjà reçu la visite de son épouse, Carla Bruni. Le couple s’est retrouvé dans le «parloir d’isolement», soumis à quelques conditions.

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En tête de cortège, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont montrés unis, ce mardi matin, alors qu’ils avançaient vers les portes de la prison de la Santé à Paris. Derrière eux, marchaient les fils de l’ancien président de la République, venus affirmer leur soutien. Eux-mêmes avaient appelé les sympathisants de leur père à se rassembler dès 8h30 à l’angle de la rue Pierre-Guérin et de la rue de la Source, dans leur quartier résidentiel, pour l’accompagner dans sa dernière marche en homme libre.

Environ une heure plus tard, Nicolas Sarkozy était ainsi incarcéré à la suite de sa condamnation à cinq ans de prison ferme dans l’affaire dite du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Vêtue de noir, Carla Bruni a joint les mains, en guise de prière, avant que les lourdes portes de la prison ne se referment sur son mari.

La famille Sarkozy réunie pour son entrée à la prison de la Santé

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Un chemin dissimulé

L’homme politique a précisé qu’il n’avait demandé aucun accommodement, ni passe-droit pour son passage en détention. Pour des mesures de sécurité, il est toutefois maintenu dans une «cellule d’isolement», tel qu’on appelle ces box privant les détenus de contacts avec les autres, et où sont notamment placés des profils lourds, dont des terroristes. Sa cellule, mesurant environ 10 mètres carrés, est équipée d’une douche, d’une télévision et d’un téléphone fixe relié à une liste de numéros préenregistrés et validés par le parquet national financier - où se trouvent ceux de sa femme et de ses enfants, notamment.

3 visites par semaine

Selon nos sources, l’ancienne première dame est venue lui rendre visite au «parloir d’isolement» hier après-midi, aux alentours de 15 heures, soit quelques heures après son incarcération. Elle serait arrivée discrètement, escortée par sa propre protection, empruntant un chemin dissimulé. Dans cette logique, on sait aussi que Carla Bruni a été soumise à des dérogations lors de ses venues au centre pénitentiaire de la Santé. Par exemple, la mère de Giulia Sarkozy n’a pas patienté dans la salle d’attente avec les autres familles de détenus.

Si, à la prison de la Santé, les visites se déroulent d’ordinaire entre 9h et 15h, des adaptations sont trouvées pour l’ancienne première dame. Notamment sur la durée desdites visites : si elles doivent normalement s’étendre sur 45 minutes, Carla Bruni pourra sans doute déroger à cette règle et rester plus de temps que prévu avec son époux. Tant que cela ne dérange pas l’organisation de la détention, toujours selon nos sources. De manière plus générale, l’ex chef d’État pourra recevoir jusqu’à 3 visites par semaine, en dehors des rendez-vous avec ses avocats.

Qu’en est-il de ses enfants ?

Les règlements pénitentiaires interdisant les visites groupées, les trois fils de Nicolas Sarkozy, Pierre, Jean (nés de son union avec Marie-Dominique Culioli) et Louis (issu de son mariage avec Cécilia Ciganer), ne pourront pas se rendre à plusieurs au parloir, mais devront se relayer un par un. Seule sa fille Giulia, tout juste âgée de 14 ans, sera contrainte d’être accompagnée de sa mère. Elle ne pourra donc pas avoir de moment seule à seul avec son père.

Par ailleurs, aucun des enfants de Nicolas Sarkozy ne se serait encore présenté au parloir. Mais leurs venues devraient rapidement s’échelonner.