PSG : «Le travail de l’entraîneur, c’est d’être à contre-courant», jure Luis Enrique

Retour aux affaires courantes. Après le carton à Leverkusen (2-7) mardi, en Ligue des champions, le PSG retrouvera la Ligue 1 samedi (17h, beIN SPORTS), à Brest, pour le compte de la neuvième journée de Ligue 1. Un match qui pourrait permettre aux joueurs de Luis Enrique de reprendre la tête au classement avant le match du leader marseillais à Lens (samedi à 21h05, Ligue 1+). Brest, une équipe que les Parisiens ont affronté la saison passée... en C1, lors des barrages (3-0, 7-0). À noter que les Parisiens retourneront en Bretagne dès mercredi prochain, à Lorient, avant de recevoir Nice (1er novembre) en championnat puis le Bayern (4 novembre), en «Champions’». «En ce moment, je suis plus concerné par la question de savoir qui peut jouer et combien de minutes ils peuvent jouer que par l’adversaire», a commenté Luis Enrique, qui s’est exprimé face à la presse ce vendredi.

Marquinhos : «Il faut attendre l’entraînement pour savoir qui seront les joueurs prêts pour Brest. On a récupéré Marquinhos et Ousmane (Dembélé) à Leverkusen , après Désiré Doué. Ce sont de bonnes nouvelles, on en est contents. La concurrence ? C’est l’une des choses les plus importantes, ce qui fait qu’on peut améliorer notre performance, collectivement et individuellement.»

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La quête du titre et la concurrence de l’OM : «Vous faites toujours les analyses en fonction des résultats, sauf que j’ai vu la même équipe en Ligue 1 qu’en C1, la même identité. Avec des joueurs différents bien sûr, on a dû faire des changements avec les blessures. On a fait la même chose dans les deux compétitions. En tant qu’entraîneur, je suis tranquille et confiant car j’ai vu la même chose. (...) C’est votre travail d’analyser pourquoi ça marche ou pas. On cherche toujours à jouer de la même manière, mais les circonstances peuvent être différentes à chaque match. J’ai vu la même identité que l’an dernier, quand on a tout gagné. Vous êtes préoccupés parce qu’une équipe a un point de plus ou de moins, pas moi. C’est la même équipe pendant toute la saison. En tant qu’entraîneur du PSG, je ne me préoccupe pas des autres. On est prêts depuis le premier match, malgré les circonstances. On ne cherche pas d’excuse, il faut savoir gérer cela et c’est ce qu’on fait. Encore une fois, j’ai vu la même équipe en championnat et en Ligue des champions.»

Plus que récupérer la première place au classement, on veut gagner les matchs.

Luis Enrique

La première place : «Plus que récupérer la première place au classement , on veut gagner les matchs. C’est notre préoccupation, gagner les matchs à l’extérieur à Brest et Lorient avant celui contre Nice à domicile. On veut gagner tous les matchs mais c’est difficile, on a de l’expérience, on sait que c’est dur de gagner à Brest».

La polyvalence et le poste de faux 9 : «Vous savez que j’aime avoir des joueurs qui peuvent jouer à plusieurs positions, c’est toujours positif. Chaque numéro 9 a ses caractéristiques, mais ce qu’on demande aux joueurs qui évoluent en tant que 9, ou en l’occurrence faux 9, c’est de la continuité, la capacité à dribbler, éliminer les défenseurs adverses, à marquer, les capacités défensives aussi… On a beaucoup de joueurs qui peuvent évoluer dans ce rôle. Vous avez évoqué Ousmane (Dembélé), Gonçalo (Ramos) et Dés’ (Doué), mais il y a aussi «Kvara», Senny Mayulu, Bradley Barcola, Kang-in Lee… Pendant les matchs, les latéraux Nuno (Mendes) et «Haki» (Achraf Hakimi) sont aussi 9 par moments… Avoir cette rotation et cette mobilité, c’est important pour nous, ce n’est pas un secret. On est contents d’avoir ces possibilités.»

Achraf Hakimi leader : «Rien n’a changé en termes de statut ces deux dernières années, c’est la même chose. C’est l’un des leaders dans le vestiaire. Ses coéquipiers l’ont choisi comme vice-capitaine, ça veut tout dire de son niveau dans l’équipe. Si on parle du joueur, c’est un joueur différent, il a beaucoup de qualités offensives et défensives, il joue presque tous les matchs et toujours à 100%, je suis très content de l’avoir.»

Rester humble : «C’est le travail de l’entraîneur. Quand tout le monde est négatif, il faut être positif pour combattre cette ambiance. Mais quand tout le monde est positif, tu dois rappeler à ton équipe et tes joueurs qu’à la 35e minute du match à Leverkusen, le score était de 1-1 à 10 contre 10. Trouver cet équilibre, c’est le boulot de l’entraîneur, être à contre-courant. La mentalité ? Je ne sais pas, ça dépend des joueurs et de leur mentalité. Quand tu as ces qualités, cette ambiance dans l’équipe aussi, c’est important de s’amuser, de profiter. Profiter de ce moment, ça fait partie des choses les plus importantes

Warren Zaïre-Emery a été sensationnel sur les deux derniers matchs.

Luis Enrique
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Warren Zaïre-Emery : «Il reste sur une année de très haut niveau, c’est un joueur qu’on aime et que j’aime. Il a commencé la saison à son niveau, comme d’habitude. C’est normal d’avoir des hauts et des bas dans une carrière. On est très contents de le voir avec cette confiance. C’est important pour tous les joueurs d’avoir de la confiance. Il a été sensationnel sur les deux derniers matchs.»

Pourquoi le PSG est insubmersible : «Je ne sais pas vraiment… Quand tu veux jouer d’une manière, c’est la première chose que tu cherches à transmettre à tes joueurs. Cette mentalité n’a rien à voir avec moi, c’est leur caractère, la façon dont ils affrontent cela en équipe, tous ensemble. Tu peux dire ce que tu veux, si les joueurs n’ont pas ce caractère et cette ambition, c’est impossible de le transmettre. Je suis très content de voir cela.»

Propos recueillis en conférence de presse

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