Yamê, Raùl Refree, Citron Citron… Pépites vues et entendues aux Trans musicales de Rennes

Le grand rendez-vous hivernal des musiques buissonnières a fermé ses portes dimanche en administrant à nouveau la preuve qu’il faut savoir se rendre à Rennes et braver les premiers froids pour défricher les nouvelles tendances musicales, projets à dominante rock et électro où viennent se fondre tous les genres et tous les continents. Parmi les promesses tenues, notons celle des publics. Grâce à sa forme associative, le festival bien ancré dans la métropole rennaise déploie à l’année des programmes d’action culturelle qui fédèrent quinquas ou sexas rockers, jeunes curieux, festivaliers accomplis, minots et ados. Ils se sont tous mêlés dans les différents lieux qui ont accueilli ces rencontres foisonnantes, notamment l’Opéra de Rennes pour la création saisissante de Raùl Refree. Après quatre jours et trois nuits d’exploration, petite sélection de choses vues et entendus.

En commençant par Yamê. La création du festival – fameuse depuis qu’elle a vu passer Stromae, Jeanne Added ou Zaho de Sagazan l’année dernière – lui était confiée, au théâtre de l’Aire libre dans la banlieue rennaise. Spectacle soigné et mise en scène dynamique pour un concert plus soul que rap. Le chanteur pianiste, accompagné de trois choristes, d’un batteur et d’un DJ, a affirmé son penchant pour le chant et assumé ses embardées jazzy, avec un flow argotique inénarrable. Il aime son piano et ça se voit, il aime chanter et ça s’entend. Du talent à revendre et une intelligence certaine pour cet artiste en pleine éclosion, dont on se demande avec appétit quelle direction va prendre sa musique riche et transversale. À suivre de près…

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