ENTRETIEN - L’archéologue, qui consacre un livre à la célèbre cité antique ravagée par l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C., nous emmène dans un voyage à travers les siècles, où passé et présent se mêlent.
En 2024, le nombre de visiteurs à Pompéi a pour la première fois dépassé la barre des 4 millions, qui avait déjà été frôlée en 2023. Le site classé au Patrimoine mondial de l’Unesco est le troisième lieu le plus visité d’Italie. Formé à Rome, Berlin et Bonn, Gabriel Zuchtriegel, 43 ans, est directeur du parc archéologique de Pompéi depuis 2021, succédant au «maestro» Massimo Osanna. Il vient de publier Pompéi. La magie des ruines (Alisio, «Histoire»). Un ouvrage qui s’intéresse à notre fascination pour l’Antiquité et qui livre de nombreuses anecdotes sur la cité romaine, située dans le sud de l’Italie.
LE FIGARO. - Pourquoi vous êtes-vous intéressé à l’archéologie et pourquoi, en tant qu’Allemand, avoir voulu obtenir la nationalité italienne?
Gabriel ZUCHTRIEGEL. - J’ai toujours été intéressé par l’origine des choses et les raisons pour lesquelles nous vivons dans le monde dans lequel nous vivons. Enfant, j’ai trouvé fascinant d’écouter mes grands-parents, qui avaient vécu la Seconde Guerre…