«Une balle a traversé la fenêtre d’une salle de réunion» : à Marseille, le site d’Orange visé par plusieurs tirs

«Une balle a traversé la fenêtre d’une salle de réunion» : à Marseille, le site d’Orange visé par plusieurs tirs

Fermés il y a quelques semaines pour préserver la sécurité des salariés, les locaux d’Orange situés dans le quartier de Saint-Mauront ont fait l’objet de nouveaux tirs. Une enquête a été ouverte.

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Une enquête a été ouverte après la découverte d’impacts de balles sur le site d’Orange à Saint-Mauront, à Marseille, a annoncé la préfète de police déléguée à la sécurité, Corinne Simon. Pour rappel, l’entreprise avait fermé ses portes plusieurs semaines à la fin de l’année dernière afin de mettre en sécurité ses salariés qui travaillent à proximité d’une cité connue pour être un haut lieu du narcotrafic. L’entreprise avait requis le télétravail face à une «montée des tensions» dans le quartier. Décrivant des «événements répétés sur la voie publique proches de la sortie de métro National» depuis le début de la semaine, Orange avait indiqué attendre «un retour à une situation apaisée dans le quartier».

«Ce matin, lors de leur retour sur le site de Saint-Mauront, des agents de sécurité du site ont découvert des impacts de balles», écrit la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. «À ce stade, la date des tirs n’est pas connue même si tout laisse à penser que ces faits se sont produits en dehors des heures ouvrables, ajoute-t-elle. Une enquête a été ouverte. Les images de vidéoprotection sont en cours d’exploitation. Dès ce matin, la préfète de police déléguée a décidé de renforcer la présence policière en augmentant les rondes et patrouilles et en poursuivant la mise en place d’une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site.»

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«Il y aurait quatre impacts de balles au rez-de-chaussée, au premier étage et au deuxième étage, rapporte Jérôme Bissey, délégué syndical orange Grand Sud-Est. On en a retrouvé sur la même façade de l’immeuble, mais on a aussi constaté ce matin un impact de balle et des carreaux brisés dans une salle de réunion qui sert aussi de salle de conférences et de salle pour le conseil social et économique. La balle a traversé la fenêtre de la salle. On ignore toutefois quand ces impacts de balles sont apparus exactement.» Selon une source policière, une balle a également été retrouvée au deuxième étage près d’une salle de repos.

Narcotrafic

«Le narcotrafic a repris ses droits», estime dans un communiqué la CFE-CGC Orange, qui réclame une nouvelle fois le transfert des personnes vers d’autres sites. «Les tirs à balles réelles qui ont traversé les vitres des locaux de Saint-Mauront, au rez-de-chaussée et au deuxième étage, rendent impossible le maintien des personnels, autres que ceux dédiés au fonctionnement du réseau de télécoms marseillais en sous-sol, sur ce site.»

«Il faut avoir un site de repli», demande de son côté Jérôme Bissey. Dans un message aux salariés que Le Figaro a pu consulter, la direction assure que «le site reste accessible» et sous-entend que le télétravail occasionnel pourra être facilité ces prochains jours pour ceux qui le souhaitent après accord de leur hiérarchie.

À quelques mois des élections municipales, le sujet n’a pas manqué de faire réagir les candidats à la mairie de Marseille, à commencer par celle de la droite et du centre Martine Vassal. «Quand des entreprises sont visées, c’est notre économie locale qui vacille, s’inquiète celle qui est par ailleurs présidente du département et de la métropole. La sécurité à Marseille s’impose comme l’urgence absolue.»