Las Tunas, Granma, Holguin, Santiago de Cuba et Guantanamo : cinq des quinze provinces de Cuba ont été affectées dimanche soir par une panne de courant généralisée avant que, quelques heures plus tard, le ministère de l’Énergie et des Mines annonce sur X le rétablissement du « système électrique dans l’est de Cuba à 1 h 25 ce (lundi) matin ».
Alors que l’île communiste traverse actuellement l’une de ses pires crises économiques en trente ans (exacerbée par le retour au pouvoir de Donald Trump et sa volonté d’intensifier le blocus en vigueur depuis 1962, dont l’impact est estimé à plus de 5 000 milliards de dollars annuels), les pannes de courant sont un problème récurrent. Ce récent épisode s’ajoute en effet à une série d’interruptions importantes, Cuba ayant déjà été entièrement privée d’électricité à quatre reprises depuis octobre 2024.
Le système énergétique à bout de souffle
Avec un système électrique reposant sur huit centrales thermiques obsolètes et des groupes électrogènes, difficile de maintenir la production nécessaire face à une demande toujours croissante. Et la récente ouverture d’une trentaine de parcs photovoltaïques n’apporte guère de solution au problème de fond, rarement mentionné par les détracteurs du gouvernement castriste : comment résoudre les problèmes d’approvisionnement en combustible et en pièces de rechange nécessaires à la maintenance des centrales tant que le blocus imposé par les États-Unis (contre l’avis de l’ensemble de l’Assemblée générale de l’ONU, hormis Washington et Tel-Aviv) ne sera pas levé ?
En 2023, un rapport de l’ONU soulignait l’impact direct sur les infrastructures électriques du pays, notamment par le désengagement d’entreprises européennes, concernant les fournitures de pièces de rechange, effrayées à l’idée de subir une application extraterritoriale des lois et sanctions américaines.
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