JO 2030 : Edgar Grospiron officiellement candidat à la présidence du comité d’organisation

Il est candidat. Cité depuis plusieurs jours parmi les possibles futurs présidents du comité d’organisation des Jeux Olympiques 2030 dans les Alpes, Edgar Grospiron postule officiellement à la responsabilité. «Dix jours après avoir été approché par le CNOSF (Le Comité national olympique et sportif français) pour la présidence du COJOP Alpes 2030, Edgar Grospiron annonce, ce lundi 10 février, qu’il est officiellement candidat à cette responsabilité», peut-on lire dans un communiqué transmis aux médias ce mardi.

«Cinq ans pour livrer des Jeux impeccables»

«J’ai eu besoin de ces huit jours pour me plonger dans le projet et répondre à beaucoup de questions : que devient mon activité de conférencier, que j’exerce depuis 20 ans ? Quid du projet de développement sur 10 ans que je commençais à lancer ? Quelle place pour mon couple et ma famille dans cette aventure Alpes 2030 ?», précise le champion olympique 1992 de ski de bosses, «honoré» que le CNOSF ait fait appel à lui. «Le soutien de mon épouse était une condition sine qua non de mon accord. Si je suis candidat aujourd’hui, c’est parce que je sais que mes proches (j’ai 4 enfants) seront à mes côtés pendant ces cinq ans, et qu’eux savent qu’ils conserveront toute leur place dans ma vie, en particulier deux garçons, qui n’ont que 4 et 7 ans», ajoute-t-il.

Pour «une grande fête sportive et populaire» et «ce projet ambitieux et collectif», Grospiron veut «aller vite, fédérer et embarquer tout le monde autour d’une vision (claire et pragmatique). Il me faut pouvoir avancer en bonne intelligence avec les différentes parties prenantes, la gouvernance doit être limpide. Il faut surtout éviter d’installer une gouvernance qui risquerait de nous ralentir, peut-être de nous diviser, ou d’accoucher de compromis insatisfaisants. Pour débattre au sein du COJOP, il y a déjà le bureau exécutif, où toutes les parties prenantes seront représentées.» 

Et le médaillé d’or à Albertville d’ajouter : «L’enjeu est simple : nous avons 5 ans pour livrer des Jeux impeccables. D’habitude, il en faut 7. Nous avons 2 milliards d’euros de budget pour le faire. Par le passé, il en nécessitait plutôt 3. La question est de savoir avec qui et comment.

Fourcade, «le candidat naturel, évident»

Relevant «un défi très ambitieux», l’ex-skieur acrobatique de 55 ans assure qu’il ne fera «pas de politique, je suis là pour le projet et l’aventure collective qu’il implique». Un message qui intervient une semaine après le retrait surprise de Martin Fourcade dans la course à la présidence de ce COJO 2030. «Martin était le candidat naturel, évident, pour cette présidence. Son engagement pour le mouvement olympique et sa vision du projet Alpes 2030 recueillaient ma pleine adhésion. Il s’est mis en retrait pour des raisons que je respecte, et je suis candidat à sa succession non par opportunisme, mais parce qu’il faut remédier à son départ», explique Grospiron, qui ouvre la porte à une future collaboration avec l’ancien champion de biathlon et avec Vincent Jay, «qui a monté la partie Auvergne – Rhône-Alpes du dossier Alpes 2030 en quelques mois, avec une équipe et des moyens limités.»

À Fourcade «je lui dis toute ma reconnaissance ainsi qu’à Vincent Jay d’avoir permis à ce projet d’emporter la décision du CIO de confier à la France l’organisation des Jeux d’hiver en 2030, et je ne désespère pas de voir ces Champions à bord un jour», conclut-il.