Ari, 26 ans, débute comme jeune professeur dans une école maternelle de Lille (Nord). Plein d’enthousiasme et d’idées pour sa classe, il se heurte rapidement à la réalité du métier : le manque de moyens, une surcharge émotionnelle et la solitude face à l’administration. Un jour d’inspection, à bout de forces et submergé par la pression Ari s’effondre. Hospitalisé quelques jours, puis rejeté par son père, il décide de démissionner, convaincu de ne pas être à la hauteur.
Le film suit alors sa reconstruction. En quête de sens, Ari reprend contact avec ses anciens amis. Leurs conversations banales révèlent des fragilités communes : chacun cache sa détresse psychologique, ses échecs et ses angoisses. À travers ces rencontres, le personnage prend conscience qu’il n’est pas seul à se sentir dépassé et que le mal-être peut toucher tout le monde. Andranic Manet, dans le rôle principal, livre une performance remarquable : avec des silences et des regards dans le vide qui en disent long sur l’état psychologique d’Ari. Il incarne avec finesse la fragilité et l’épuisement mental.
Plus qu’une simple fiction sur l’épuisement professionnel, la réalisatrice Léonor Serraille met en lumière le tabou persistant du burn-out dans notre société, trop souvent perçu comme une faiblesse personnelle ou un manque de volonté. Le film montre avec subtilité que ce mal-être reflète un malaise collectif, discret mais profond, où jeunes adultes et adultes doivent naviguer entre exigences sociales, quête de sens et fragilité intime.
Ari, Arte, vendredi, 20 h 55
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