Matthieu Jalibert (demi d’ouverture de Bordeaux, suite à la qualification des Bordelais en finale de Champions Cup) : «On savait que les 40/60 c’est là où on pêchait en début de saison. On a la chance de marquer d’entrée, je pense que ça leur met un coup derrière la tête. On a eu 10 minutes où ils ont dominé mais on n’a pas craqué. On a réussi à faire ce qu’on voulait mettre en place, les maintenir chez eux et voilà, on est trop content devant notre public, qui est encore une fois venu en nombre. Ça les récompense, toutes ces années où on a cravaché aussi. On a souffert, on a eu des désillusions comme l’année dernière en finale (de Top 14). On se bat, on est toujours là et moi je suis surtout content pour le président, les supporters. On s’offre une finale à Cardiff face à Northampton et j’espère qu’on va être capables d’emmener tout Bordeaux avec nous.
On connaît la domination de Toulouse, je pense qu’on n’est pas loin. L’année dernière on avait pris une correction, bien sûr ils leur manquent des joueurs on n’est pas bête non plus. Mais il fallait le faire, on l’a fait. On est très content. Pour le développement et la création de ce groupe, les jeunes, les moins jeunes, ceux qui vont arrêter, je pense à Nans Ducuing qui nous a fait un discours avant de nous remettre les maillots. C’est pour tous ces gens qu’on se bat et c’est magnifique car on se donne l’opportunité d’aller chercher un premier titre pour le club.»
Romain Ntamack (demi d’ouverture du Stade Toulousain) : «Non (l’UBB n’était pas au-dessus). Je ne suis pas d’accord. Ils sont hyperréalistes, à chaque fois qu’ils viennent dans notre camp, ils marquent. La différence aujourd’hui c’est qu’à chaque fois qu’ils sont venus dans notre camp, ils ont marqué des points, des essais, des pénalités. Nous, non. C’est ça la différence aujourd’hui. Ils sont loin d’être au-dessus de nous. Mais aujourd’hui, ils ont été beaucoup plus réalistes que nous et c’est ce qui fait la différence. Ils sont en finale et pas nous.
Il va falloir basculer, le championnat n’est pas fini donc on va digérer cette déception, on va regarder ce qui n’a pas été, aussi ce qui a été car il y a des choses à ne pas jeter sur ce match. C’est une demi-finale de Champions Cup, c’est toujours frustrant de s’arrêter à ce stade-là, surtout avec tous les efforts qui ont été faits tout au long de la compétition mais ça fait partie de notre sport. On ne peut pas gagner tous les ans. Celle-là, on ne la gagnera pas. Il nous reste un objectif à atteindre et à défendre.»
Maxime Lucu (demi de mêlée et capitaine de l’UBB) : «On valide le travail qui est fait. je suis content pour le président, pour le club, les supporters qui sont venus en nombre. On a eu beaucoup d’échecs à ce stade de la compétition. on en a eu un gros l’année dernière contre la même équipe. Malgré une semaine très compliquée dans les têtes, on s’est resserré et quand on a vu l’exploit de Northampton hier, on s’est dit que dans le sport tout est réalisable si on y met du cœur et de la tête. Je pense qu’on a mis tout ça. Bien que ce soit Toulouse en face on a essayé de changer un peu le cours de l’Histoire.
Cette semaine on avait envie de passer à autre chose, passer une étape de plus et aller chercher une finale. Même si rien n’est gagné, mais au moins aller chercher une finale pour tous ces gens et pour le groupe. Même si des fois on est chiant, à l’image du 8e et des quarts. C’est magnifique.
Quand je vois la performance de Northampton hier, ils ont été incroyables. Cette finale va être belle à voir, ça change un petit peu des équipes de d’habitude. On est à 50/50 et à nous d’aller chercher ce petit truc qui ferait du bien au club. On est content d’aller là-bas et on va tout donner pour y arriver.»
Louis Bielle-Biarrey (ailier de l’UBB) : «Voilà on est en finale. c’est le match qu’on voulait faire. On savait que ça allait être dur, ils nous ont fait douter par moments mais c’est génial de gagner face à cette équipe qui nous a posé beaucoup de problèmes dans le passé. Encore une fois, on n’a rien gagné. Il nous reste une finale mais on est super content et on va savourer.
On essaie de plus s’appuyer sur nos leaders. Les temps faibles on essaie de les rebasculer en temps forts. On sait que face à des grosses équipes comme ça, ce n’est pas facile. On savait aussi qu’il y allait avoir des temps faibles, mais c’était à nous de savoir comment les gérer.»