"Près de 250 000 personnes" se sont mobilisées mercredi 10 septembre dans le cadre du mouvement "Bloquons tout", indique la CGT dans un communiqué. C'est une mobilisation qui "confirme l'exaspération sociale du pays face à la stratégie de passage en force permanent du président de la République et du patronat", fustige la CGT. "Partout, la même revendication de justice sociale et d'enterrement du budget Bayrou". Le syndicat estime avoir "contribué à la réussite de la journée et a initié près de 1 000 appels à la grève et participé à près de 200 rassemblements ou manifestations".
Selon le syndicat, "des centaines de sites ont été fermés dans les collectivités territoriales, notamment dans l'animation et la petite enfance". Il y a eu "plus d'une centaine d'arrêts de travail dans la fonction publique hospitalière avec des dizaines de milliers de grévistes dans les hôpitaux", poursuit la CGT. "Au moins 10 000 grévistes aux Finances publiques. 25% de grévistes à la SNCF", précise le syndicat, qui ajoute : "30 monuments nationaux" ont été "totalement ou partiellement fermés dont le Louvre, le château de Versailles, Orsay, le château de Vincennes, le Panthéon, la BNF, la cathédrale de Bourges, les Archives nationales de Paris et d'Aix".
"Des centaines de personnes ont été placées en garde à vue, certaines préventivement, dont au moins 5 militants de la CGT", ajoute le syndicat, qui "dénonce fermement la stratégie de maintien de l'ordre déployée par le ministre de l'Intérieur démissionnaire qui ne trouve rien de mieux, dans ce moment critique, que de jeter de l'huile sur le feu".
Après cette mobilisation, la CGT "donne rendez-vous aux travailleurs et aux travailleuses le 18 septembre prochain pour une grande journée de grève et de manifestation".
Des rassemblements parfois tendus
De son côté, le ministère de l'Intérieur a recensé 175 000 participants en France dans le cadre de cette journée de mobilisation. 812 actions ont été comptabilisées, dont 550 rassemblements et 262 blocages, précise le ministère.
473 personnes ont été interpellées, 339 ont été placées en garde à vue. 13 membres des forces de l'ordre ont été blessés légèrement, précise Beauvau. A Paris et en petite couronne, un gendarme et sept policiers ont été blessés, mais aucun pompier, ajoute le ministère.
"Depuis la mi-journée, les manifestations tendent à prendre de l'ampleur. La présence de nombreux militants radicaux dans les cortèges engendrent des troubles à l'ordre public", précisait le ministère de l'Intérieur. "La situation est particulièrement tendue à Rennes, Nantes ou Paris où des sommations ont été effectuées à la suite de prises à partie de forces de l'ordre".
A Rennes notamment, l'incendie d'un bus mercredi matin, sur la rocade au niveau de la porte d'Alma, a, selon les premiers éléments de l'enquête, été causé volontairement par un manifestant, affirme le procureur de la République de Rennes à franceinfo ce mercredi soir.