Les quatre corps retrouvés dans la Seine à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) le 13 août dernier seraient-ils les victimes d’un serial killer ? C’est la piste que semblent creuser les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris d’après Le Parisien. Après quatre jours de garde à vue le principal suspect a été mis en examen ce dimanche 24 août « pour meurtres au préjudice des quatre victimes ». Le parquet de Créteil a annoncé avoir demandé son placement en détention provisoire, selon Le Parisien.
Si l’identité même de cette personne sans abri d’une vingtaine d’années paraissait « incertaine » pour le parquet de Créteil, le quotidien révèle qu’il serait tunisien, répondant au nom de Monji, et non algérien comme il avait tenté de se présenter aux policiers sous un faux nom.
La piste de crimes homophobes
Alors que les cadavres des personnes immergés n’avaient pas encore été retrouvés, le suspect avait été contrôlé en possession d’objets (téléphone, carte bancaire) leur appartenant. « Chacune des victimes dans un temps concomitant à leur disparition » peut être reliée au suspect, selon le parquet.
Les corps ont été retrouvés non loin « d’un local technique abandonné fréquenté par des SDF », selon cette même source. Tout proche de cet endroit, un lieu avait été identifié comme carrefour de rencontres entre personnes gays. L’homophobie est l’une des pistes étudiées sérieusement par les enquêteurs comme possible mobile des meurtres. Des traces de liens et de strangulation ont été observées sur les victimes.
En garde à vue, l’homme ne s’est pas exprimé sur son implication dans les faits et son avocat n’a pas non plus souhaité s’exprimer à propos de cette affaire. Si le suspect s’avère être l’auteur de ces quatre décès survenus en seize jours, il pourrait être considéré comme un tueur en série.
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