Écrivain, Pierre Adrian a notamment publié « Que reviennent ceux qui sont loin » (Gallimard, 2022, prix Jean-René-Huguenin). Dernier livre paru : « Hotel Roma » (Gallimard, 2024, prix Méditerranée).
LE FIGARO. - Dans votre livre Que reviennent ceux qui sont loin, vous décrivez des moments de communion familiale, comme les repas ou les rituels estivaux, avec une intensité presque sacrée. La famille a-t-elle, selon vous, une dimension spirituelle ?
Pierre ADRIAN. - Le terme de rituel est crucial. La famille a besoin de rituels, et ce que j’ai écrit, ce que je raconte dans mon livre, c’est l’histoire d’une famille qui se retrouve grâce à un lieu où se réunir. Pour qu’il y ait quelque chose de sacré, il faut un lieu de retrouvailles, un lieu qui reste toujours le même, où l’on se sent à sa place, chez soi, accueilli. C’est un peu le sens de la maison de famille. Elle incarne quelque chose de sacré, qui passe de génération en génération, qu’on respecte, qu’on aime profondément…