Municipales 2026 : la bataille de Paris

À Paris, la bataille pour la mairie s'annonce particulièrement serrée. Rachida Dati (LR) mène la droite sur des thèmes comme la sécurité et la propreté, tandis qu’Emmanuel Grégoire (PS) rassemble la gauche historique avec écologistes et communistes. Sophia Chikirou (LFI), de son côté, fait cavalier seul, et d'autres candidats, comme ceux de Reconquête ou de Renaissance, pourraient bouleverser les équilibres.

C'était un secret de polichinelle, mais l'annonce est tombée, mercredi 7 janvier : la numéro deux du parti d'extrême droite Reconquête Sarah Knafo se lance dans la course à la mairie de Paris. À peine lancée, une polémique apparaît déjà. Sur le site de la compagne d'Éric Zemmour, certains commentaires publics d'internautes sont ouvertement racistes. Supprimés depuis, l'équipe de Sarah Knafo a fini par fermer les contributions, dénonçant l'ultragauche qui tente de pirater le site. En attendant, Sarah Knafo, donnée à 7% dans les sondages, risque de grappiller des voix au candidat du RN Thierry Mariani, qui lance sa campagne samedi, et surtout à Rachida Dati.

Rachida Dati investit les réseaux sociaux, Pierre-Yves Bournazel sur le podium

De son côté, la ministre de la Culture, ennemie jurée d’Anne Hidalgo, rêve de faire basculer Paris à droite. Investie par LR, Rachida Dati fait campagne sur la sécurité, la circulation et la propreté. Son credo : poster des vidéos sur les réseaux sociaux où elle se met en scène façon Donald Trump, comme lorsqu'elle a été filmée derrière un camion-poubelle en train de ramasser les ordures à Paris. Créditée de 27% dans les sondages, elle a toutes ses chances d’accéder au second tour, malgré ses ennuis judiciaires. La ministre sera jugée en septembre pour corruption et trafic d'influence dans l’affaire Carlos Ghosn.

Rachida Dati, c'est la "meilleure ennemie" de Pierre-Yves Bournazel. C'est lui-même qui l'écrit dans son livre, publié jeudi 8 janvier. Candidat Horizons (le parti d'Édouard Philippe), il est conseiller de Paris depuis 18 ans. Il bénéficie du soutien de Renaissance et de Gabriel Attal. Les sondages le placent, d'ailleurs, à la troisième place, mais une question demeure : qui pourrait-il rallier au second tour ? Il reste pour l'instant très évasif.

Qu'en est-il de la gauche ? Le candidat de la gauche est Emmanuel Grégoire, premier adjoint d'Anne Hidalgo, avec qui les relations sont glaciales. Il apparaît en tête dans les sondages après avoir, de manière historique à Paris, réussi l'union de la gauche avec les écologistes et les communistes, mais sans les insoumis. Son premier grand meeting est prévu mercredi 14 janvier. C'est Sophia Chikirou qui porte les couleurs de LFI. La députée, proche de Jean‑Luc Mélenchon, fait cavalier seul, mais est tout de même créditée de 13 % dans les sondages. Elle devra également faire face à la justice, puisqu'elle sera jugée en mai prochain pour escroquerie.


À retrouver également dans ce journal des municipales :

  • Jean-Luc Chapon, maire de la ville d'Uzès depuis 1983, brigue en 2026 un huitième mandat, à bientôt 84 ans. Il a face à lui, pour seul candidat déclaré actuellement, Jacques Caunan, 79 ans.
  • Pierre Hurmic veut garder la main à Bordeaux. Six candidats sont déclarés à Bordeaux, dont l'ancien ministre Horizons, Thomas Cazenave, pour la droite et le centre.
  • Le coup de pouce pour les candidats qui se lancent en campagne pour la première fois.
Информация на этой странице взята из источника: https://www.franceinfo.fr/replay-radio/franceinfo-municipales-2026/municipales-2026-la-bataille-de-paris_7731148.html