Des autocollants islamophobes et néonazis découverts en centre-ville d'Orléans et sur le campus

Des autocollants islamophobes et néonazis ont été découverts sur du mobilier urbain mercredi 14 mai dans le centre-ville d'Orléans, ainsi que sur le campus, rapporte "ici Orléans". Plusieurs autocollants avec l'inscription "Zone interdite aux musulmans" ou encore "Good Night, Left Side" ("Bonne nuit, la gauche", un slogan que l'on retrouve dans les milieux d'ultradroite) ont été retrouvés, depuis mardi, dans la cité johannique.

Sur chaque sticker, des références à l'ultradroite et au nazisme sont visibles, avec une signature en bas des stickers renvoyant sur l'adresse d'une "boutique en ligne" proposant des "vêtements et accessoires pour Nationaliste et skinhead, anti-antifa, faf, suprémaciste, white power" à en croire la description. L'adresse n'est plus accessible mais selon les informations d'"ici Orléans", l'entreprise existe et a été déclarée en 2024 en Normandie. Les clients de cette boutique échangent entre eux sur une messagerie privée à l'intérieur de laquelle on peut trouver des messages d'admiration pour Adolf Hitler notamment.

La ville s'engage à porter plainte

La Ville d'Orléans indique qu'elle va se tourner vers la vidéosurveillance pour tenter d'identifier la ou les personnes, ayant collé ces stickers. Elle s'engage également à porter plainte contre X à chaque découverte de stickers du même genre. Dans un communiqué, la préfète du Loiret, Sophie Brocas, a condamné "avec la plus grande fermeté" ces affichages de messages "incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination envers la communauté musulmane". La préfète du département et de la région Centre-Val de Loire annonce avoir saisi la procureure de la République d'Orléans.

"Les discours islamophobes du ministre de l’Intérieur et de ses alliés d’extrême droite, relayés en boucle sur les plateaux télés" amènent ces situations, a réagi sur X le député LFI de Seine-Saint-Denis Thomas Portes. La députée européenne LFI, Rima Hassan, a de son côté interpellé sur X le maire d'Orléans, Serge Grouard lui demandant une réaction.