Les quarts se rapprochent. L’équipe de France féminine de handball a mis neuf orteils en quarts de finale du Mondial après sa facile victoire contre l’Argentine (29-17), samedi à Rotterdam, en attendant de poser probablement le dernier en soirée.
Ce sera le cas si la Pologne (4 pts dans la poule III) ne bat pas en soirée les Pays-Bas devant leur public (6 pts), chauffé à blanc pendant le match des Bleues. Les championnes du monde en titre (8 pts) semblent cependant à l’abri même en cas d’improbable succès des Polonaises et d’égalité à trois (à 8 pts) après leur large succès contre ces dernières au tour préliminaire.
Après l’officialisation dans la journée du forfait définitif de Grâce Zaadi (nommée capitaine avant le Mondial) et avant le choc contre l’hôte néerlandais, lundi, elles peuvent en tout cas passer la soirée avec le sentiment du devoir en grande partie accompli, sur la forme et le fond. Pour la première fois, elles n’ont connu aucun retard à l’allumage, démarrant tambour battant en attaque et en défense (8-3, 9e). Une arrière-garde qui a bien protégé Camille Depuiset, lancée d’entrée dans le but et qui a même pu marquer son premier but en équipe de France.
Passe laser de Tamara Horacek pour une roucoulette de Sarah Bouktit (6-3, 7e), meilleure buteuse française (5/6) et élue joueuse du match, puis subtile offrande de la même pour Oriane Ondono (12-6, 20e): les Bleues ont récité leur handball dans un match aux allures d’entraînement. Le sélectionneur Sébastien Gardillou en a profité pour répartir les temps de jeu et travailler les schémas d’attaque avec deux pivots, et le DJ pour passer «Les Lacs du Connemara» dès la septième minute.
La nette supériorité des Bleues les a probablement conduites à un petit péché de suffisance et à un certain relâchement, notamment en début de seconde période (17-12, 38e), marqué par des pertes de balle en pagaille, des tirs pas assez précis et quelques gourmandises inutiles. Les choses sont rentrées dans l’ordre quelques minutes plus tard (24-15, 50e) au cours d’un match qui aura eu pour seul intérêt d’ouvrir en grand la porte des quarts de finale. Bien plus que de tirer des enseignements sur la capacité des Bleues à voyager très loin dans ce Mondial, même si quasiment tous les voyants sont au vert avant de défier lundi les Oranje.